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8 avril, Arrivée au Japon
Konichiwaaaaa
Le Japon! Pince-moi, nous sommes au Japon!
Après un passage obligé à l'aéroport de Kuala Lumpur et quelques heures d'attente, notre avion s'envole à 1h du matin pour Osaka. Il est plein, donc pas de place pour s'étendre sur les sièges du centre. Par chance, le siège à côté de nous est disponible, et nous essayons tant bien que mal de trouver une position pour voler quelques heures de sommeil. Nous arrivons à Osaka à 08:25h, un peu poqués mais contents.

Réveillons-nous, il y a beaucoup de démarches à faire pour commencer notre séjour. D'abord, bureau d'information, premier choc pour la barrière de la langue. Puis, petite visite au guichet automatique: rien ne fonctionne... Toutes les cartes de débit (4) sont refusées à tous les guichets (3): Luc, fort en calcul, s'est trompé d'un zéro dans les conversions. Il faudra contacter les institutions bancaires pour rétablir la situation, mais en attendant, la carte de crédit fera l'affaire, avec un zéro de moins... Ensuite, la passe Japan Railway, trouver le comptoir JR, la file d'attente, les gens impatients, et finalement tout se règle assez rapidement; nous voilà équipés pour faire le tour du Japon. Il suffit de savoir où?

Pendant tout ce temps, nous grelottons. Nous sortons tout ce qui peut servir, les souliers, les bas, les manteaux de ski, même les foulards! Nous sommes prêts pour prendre le train. Autre choc pour la barrière de la langue... Personne ne comprend l'anglais, et nous, nous ne comprenons rien au japonais! Pas plus pour le fonctionnement des trains! Du vrai chinois! On nous fait quelques signes ici et là, et nous finissons par couler dans le flot incessant de la foule et par démêler l'écheveau de trains, de lignes, de stations, de plateformes... 4 heures pour nous rendre à l'hôtel, mais nous y arrivons.

Au Toyoko Inn, aucune des cartes de crédit ne fonctionne: le personnel ne sait pas comment fonctionnent les cartes avec NIP... C'est pas vrai! Finalement, quelqu'un appelle le service et l'hôtel finit par accepter la carte... "Comenasaï"(désolé!)

Cette journée fut longue, et nous finissons au marché du quartier pour de la bière (bien méritée), mais aussi un bento et du sake( c'est la jolie petite bouteille bleue choisie par Sylvie qui contient un sake pétillant et sucré...) pour célébrer notre entrée tumultueuse au Japon.

"Oïasséminasaï"(bonne nuit)


apon
2015
J
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9 avril, Osaka
"Konitchiwa"
Notre premier déjeuner japonais dans le lobby de l'hôtel: salade, tofu, boeuf en sauce, soupe, riz et thé. Mais surtout, incroyable, du vrai café expresso pour Luc et 3-4 capuccino pour Sylvie... Nous sommes pétant de forme, prêts à affronter la foule et les transports en commun pour découvrir Osaka en fleurs. Les Sakura (cerisiers) nous attendent!

Chanceux comme nous le sommes toujours, nous tombons sur la journée d'ouverture au public d'une allée d'un édifice gouvernemental, le Osaka Mint, qui compte plus de trois cents cerisiers dont quelques espèces parmi les plus rares. Pendant une semaine, les gens peuvent défiler dans cette allée et admirer les cerisiers en fleurs. Ici, c'est la fête!

Nous ne savions pas trop où se trouvait cette allée, mais lorsque nous nous sommes approchés du lieu, nous avons été happés par la foule qui s'y rendait, les barrages de sécurité, les policiers qui dirigeaient les gens en marmonnant dans leur porte-voix le plus sérieusement du monde, les appareils photos qui se faisaient aller, les Oh! et les Ah! qui se faisaient entendre... Ça n'a pas pris beaucoup de temps pour que nous fassions nous aussi partie de la fête, et clic clic par ci, et clic clic par là, jusqu'à ce que nous lâchions les fleurs pour regarder la foule composée majoritairement de personnes âgées et de petites familles.

Bizarres ces Japonais! Ils sont heureux et tout excités, mais ils ne rient pas... Faire de la photographie, c'est sérieux! Avec des équipements hyper sophistiqués, ils rivalisent d'adresse pour photographier une fleur dans un angle puis dans l'autre, une photo de la madame en dessous du cerisier, au tour de l'autre madame puis du monsieur, avec un appareil photo, puis un autre... Et il ne faut pas oublier les selfies: je me fais un portrait devant un cerisier, devant un autre, encore un autre, et ça n'en finit plus, les cerisiers n'ayant pas d'importance puisqu'on les voit à peine... Arrivent ensuite les weirdos... les jeunes filles déguisées en poupée et les non-identifiés déguisés en poupée, qui se prennent en selfie ou posent pour la galerie. Très divertissant, nous avons presque oublié les cerisiers!

En marge de ce long défilé, des étals de tout acabit nourrissent tout ce beau monde qui pique-nique aux abords de la rivière. Nous ne résistons pas à la suggestion d'essayer des beignets fourrés à la pieuvre... Va pour la pieuvre et la sauce, mais le beignet n'était pas assez cuit. Une prochaine fois, peut-être...

En après-midi, nous nous rendons dans le parc du Château d'Osaka où nous nous promenons à travers les cerisiers et les pêchers, et où nous admirons l'environnement du château qui se prête à quelques photos. Nous convenons de ne pas visiter l'intérieur, car demain nous irons voir le château d'Himeji, encore plus imposant et construit à la même époque, soit dans les années 700.

En revenant, nous longeons la rivière et traversons des parcs où les Sakura sont à l'honneur. Il y a des gens partout, et nous ne sommes pas les seuls à être éblouis et enivrés par cette floraison. Même si nous sommes peut-être les seuls à sourire autant...

Avant d'entrer à l'hôtel, nous passons par le petit marché du quartier pour y ramasser des sushis (délicieux). Quelle belle journée!

À demain!

10 avril, Himeji
Oups! Il pleut.
Au déjeuner, à côté de la salade, du tofu et de la platée de poissons, il y avait de délicieuses pâtes aux filaments de carottes assaisonnées à l'huile et au citron, servies froides... Et toujours expresso et cappucino!

Ce matin, nous prenons le train super rapide pour nous rendre à Himeji, à quelque 100km d'ici, à peine une heure dans un train très confortable. Nous sommes devenus experts en la matière et aidons même les Japonais qui semblent aussi perdus que nous.

Mais il pleut. Le parapluie acheté hier s'avère difficile à gérer à deux: trop d'un bord, pas assez de l'autre! Qu'à cela ne tienne, nous en achetons un 2e... La gestion se complique: les parapluie s'entrechoquent, il faut respecter des zones d'exclusivité, accorder des priorités, et la pluie qui ne veut pas cesser...

Nous arrivons finalement au Château, avec 10 000 autres personnes, elles aussi aux prises avec la gestion de leur parapluie. C'est la valse des parapluies! Nous avançons lentement en balançant nos parapluies et en évitant de blesser nos voisins. Impossible de ne pas nous arroser... Nous sommes tous trempés, mais l'ambiance est bon enfant. En entrant dans le Château, qui vient tout juste de réouvrir après de longues rénovations, il faut enlever nos souliers, les placer dans un sac, envelopper nos parapluies dans un autre sac. Et le tout se fait avec une efficacité japonaise remarquable...

Le lieu est impressionnant avec ses poutres millénaires énormes qui soutiennent les cinq étages de cette forteresse qui date de près de 2000 ans. On y circule par le biais d'escaliers abruptes; la foule bouge dans une espèce de magma fluide incessant qui laisse peu de temps à la contemplation. Seuls quelques jeunes affairés à la production de selfies gênent le mouvement.

Au bout de deux heures, nous nous retrouvons à l'extérieur; il pleut toujours. Retour à la gestion des parapluies et des flaques d'eau!

Nous repartons vers Osaka, dans le bon train et fiers de nous. À la gare d'Osaka, nous découvrons les dessous grouillants de la vie sous la surface de la terre... Incroyable! C'est noir de gens qui vont dans tous les sens, qui remplissent les boutiques, les épiceries immenses. C'est étourdissant! Nous, tout petits là dedans, cherchons le Coco Ichibanya (un resto spécialisé dans les curry) que nous trouverons par hasard, un hasard calculé selon Sylvie. Un plat pour emporter et nous sommes en route pour l'hôtel sous la pluie et nos parapluies ingérables!

Demain, nous planifions visiter Nara.

11 avril, Nara
Une journée consacrée à visiter Nara, première capitale permanente du Japon. Des temples, des pagodes, des touristes et des cerfs...

Nous maîtrisons relativement bien le système de train de JR (Japan Rail). Une heure de super rapide nous laisse dans le centre de Nara à une cinquantaine de km d'Osaka. Il fait beau et nous entendons bien profiter de la nature. Après avoir traversé une partie de la ville, nous arrivons dans la vieille ville où nous avons visité le grand temple bouddhiste avec son gros bouddha, puis le parc et ses petits temples disséminés tout au long du parcours. Un bain de nature, cela faisait du bien... Avec les cerfs en prime! Tout le monde s'amuse à les nourrir avec des biscuits faits spécialement pour eux. Pour le spectacle, il faut suivre le touriste naïf lorsqu'il achète ses biscuits; les cerfs le harcèlent jusqu'à l'abandon de ses précieux biscuits.

Au retour, nous sommes allés faire les emplettes pour un petit souper à la chambre. Nous sommes descendus au 1er sous-sol sous la gare et surprise... La caverne d'Ali Baba, rien de moins! Que des comptoirs de bouffe de toutes sortes et des vins de tous les coins du monde... Nous pourrions élire domicile dans la gare et ne jamais manger la même chose durant au moins un an! Mes yeux font presque une indigestion!!!

Le menu de ce soir: salade au brocoli et avocat et poivre rose; salade au saumon rose aux câpres; assiette de viandes diverses sur lit d'oignons blancs et citron. Le tout avec un pain français crouté à point. Nous avons dégusté le tout dans notre chambre 8X8 incluant la salle de bain... Nous nous sentons comme dans un camper! Tellement petite que la porte s'ouvre vers l'extérieur, que nous devons mettre nos valises sous le lit et que nous devons prendre des numéros pour aller aux toilettes... C'est une blague! Mais ce n'est pas loin de la vérité...

Nous nous retrouvons demain... À Kyoto.