Du 17 au 22 avril
17 avril, Hiroshima et Miyajima
Hiroshima? Oubliez ça! Un concours de circonstances nous amène plus tôt que prévu à Miyajama. Trop beau! Nous décidons d'oublier Hiroshima et de profiter au maximum de cette île sacrée...
D'abord, notre première journée Shinkansen, ce train haute vitesse qui fait la renommée du Japon. Nous sommes à bord du Hikari. Ça file vite et très vite, et c'est très confortable. Mais le remisage de nos grosses valises à la gare de Hiroshima étant trop dispendieux, nous nous rendrons directement sur l'île de Miyajima en face de Hiroshima, et nous y passerons la journée escamotant ainsi notre visite à Hiroshima.
La chambre n'étant disponible qu'à partir de 15h, nous laissons nos valises et en profitons pour traverser l'île et emprunter le téléphérique qui, du haut du mont Miyajima, nous donne une vue à couper le souffle sur toutes les îles de la baie d'Hiroshima. Nous redescendons à pied (mettons que ça descend ...et longtemps!).
Notre chambre? Ouf! Vue imprenable sur la baie, soleil couchant, brise de la mer, parfum de varech, le traversier qui nous passe sous le nez, tatami et futon confortable, salle de bain en aparté, frigo et thé/café, kimono fourni... Tout ça et un demi balcon qui supplombe la promenade en bord de mer. Nous allons souper ici et nous irons voir la "torii" emblématique de l'île au coucher du soleil.
Merveilleux! Nous nous reverrons demain.
17 avril, Hiroshima et Miyajima
Hiroshima? Oubliez ça! Un concours de circonstances nous amène plus tôt que prévu à Miyajama. Trop beau! Nous décidons d'oublier Hiroshima et de profiter au maximum de cette île sacrée...
D'abord, notre première journée Shinkansen, ce train haute vitesse qui fait la renommée du Japon. Nous sommes à bord du Hikari. Ça file vite et très vite, et c'est très confortable. Mais le remisage de nos grosses valises à la gare de Hiroshima étant trop dispendieux, nous nous rendrons directement sur l'île de Miyajima en face de Hiroshima, et nous y passerons la journée escamotant ainsi notre visite à Hiroshima.
La chambre n'étant disponible qu'à partir de 15h, nous laissons nos valises et en profitons pour traverser l'île et emprunter le téléphérique qui, du haut du mont Miyajima, nous donne une vue à couper le souffle sur toutes les îles de la baie d'Hiroshima. Nous redescendons à pied (mettons que ça descend ...et longtemps!).
Notre chambre? Ouf! Vue imprenable sur la baie, soleil couchant, brise de la mer, parfum de varech, le traversier qui nous passe sous le nez, tatami et futon confortable, salle de bain en aparté, frigo et thé/café, kimono fourni... Tout ça et un demi balcon qui supplombe la promenade en bord de mer. Nous allons souper ici et nous irons voir la "torii" emblématique de l'île au coucher du soleil.
Merveilleux! Nous nous reverrons demain.
apon
2015
J
18 avril, Beppu
Quelques heures encore à savourer les lieux avant de prendre le traversier pour rejoindre la gare d'Hiroshima. Les premiers milliers de touristes affluent bardés de cameras, de Iphone, de tablettes pour se prendre en "selfie" ou encore pour photographier n'importe quoi... Même le crottin des chevreuils qui s'installent à demeure dans les ruelles de l'île. Je l'ai vu de mes propres yeux.
Notre premier train: un Sakura modèle 700, vitesse maximale 300km/h. Impressionnant. Le paysage défile vite; mais comme c'est une région montagneuse , nous passons plus de la moitié du temps dans des tunnels! Notre deuxième train: un Sonic 25 moins rapide, plus d'arrêts mais aussi confortable. Le plancher est en bois et c'est toujours une propreté impeccable.
Après 356 km et 3h de train, de transfert et de bateau, nous voici à Beppu sur l'île de Kyushu, célèbre pour ses eaux sulfureuses. Nous avons un ryokan dans le quartier de Kanawa, réputé quant à lui pour ses fumerolles, ses onsens et ses hells. Notre suite est magnifique! Chambre sur tatami avec futon (plus mince), un salon avec table japonaise, le tout bordé par une galerie et une vue partielle de la mer et des montagnes. Nous sommes à 10 minutes de marche des principales sources thermales. Nous n'en demandions pas tant!
En début de soirée, après avoir pris un bain de pied et arpenté les ruelles du quartier sous la pluie, nous ne réunissons pas à trouver le petit resto suggéré par le proprio; le super marché fera l'affaire. Au menu: sushis, boules au poulet (spécialité locale), salade de chou (incontournable au Japon) et sake.
Encore une petite pluie qui devrait s'étirer demain... On verra. Bonne nuit.
Quelques heures encore à savourer les lieux avant de prendre le traversier pour rejoindre la gare d'Hiroshima. Les premiers milliers de touristes affluent bardés de cameras, de Iphone, de tablettes pour se prendre en "selfie" ou encore pour photographier n'importe quoi... Même le crottin des chevreuils qui s'installent à demeure dans les ruelles de l'île. Je l'ai vu de mes propres yeux.
Notre premier train: un Sakura modèle 700, vitesse maximale 300km/h. Impressionnant. Le paysage défile vite; mais comme c'est une région montagneuse , nous passons plus de la moitié du temps dans des tunnels! Notre deuxième train: un Sonic 25 moins rapide, plus d'arrêts mais aussi confortable. Le plancher est en bois et c'est toujours une propreté impeccable.
Après 356 km et 3h de train, de transfert et de bateau, nous voici à Beppu sur l'île de Kyushu, célèbre pour ses eaux sulfureuses. Nous avons un ryokan dans le quartier de Kanawa, réputé quant à lui pour ses fumerolles, ses onsens et ses hells. Notre suite est magnifique! Chambre sur tatami avec futon (plus mince), un salon avec table japonaise, le tout bordé par une galerie et une vue partielle de la mer et des montagnes. Nous sommes à 10 minutes de marche des principales sources thermales. Nous n'en demandions pas tant!
En début de soirée, après avoir pris un bain de pied et arpenté les ruelles du quartier sous la pluie, nous ne réunissons pas à trouver le petit resto suggéré par le proprio; le super marché fera l'affaire. Au menu: sushis, boules au poulet (spécialité locale), salade de chou (incontournable au Japon) et sake.
Encore une petite pluie qui devrait s'étirer demain... On verra. Bonne nuit.
19 avril, Beppu
La pluie menace... Nous allons devoir gérer les parapluies. C'est la journée consacrée à la visite des "Hells", ces sources thermales apprivoisées dans des environnements éparpillés dans notre quartier.
Huit stations dont certaines très touristiques, d'autres davantage concentrées sur les animaux (faut tenir compte des enfants). Deux stations retiennent notre attention: Umi Higoku et Oniishibozo qui seront l'occasion de très belles photos!
La pluie a cessé, mais le ciel reste couvert. Nous terminons notre visite par une autre séance de bain de pieds dans le local du quartier... Un bienfait!
Des bentos du supermarché et un sake complètent la journée.
Demain, départ pour Aso.
La pluie menace... Nous allons devoir gérer les parapluies. C'est la journée consacrée à la visite des "Hells", ces sources thermales apprivoisées dans des environnements éparpillés dans notre quartier.
Huit stations dont certaines très touristiques, d'autres davantage concentrées sur les animaux (faut tenir compte des enfants). Deux stations retiennent notre attention: Umi Higoku et Oniishibozo qui seront l'occasion de très belles photos!
La pluie a cessé, mais le ciel reste couvert. Nous terminons notre visite par une autre séance de bain de pieds dans le local du quartier... Un bienfait!
Des bentos du supermarché et un sake complètent la journée.
Demain, départ pour Aso.
20 avril, Aso
Ce matin: café, croissants, brioches au salon en regardant les fumerolles qui s'échappent d'un peu partout et qui noient presque tout le quartier sous une chape blanchâtre. Ce sera un beau souvenir!
Nous prenons le limited express line pour Aso avec notre lunch. Tout un train avec ses fenêtres panoramiques, ses planchers en bois et ses sièges confortables d'une autre époque. Nous avons le temps de voir le paysage de thuyas géants escaladant les montagnes qui jalonnent un parcours semé de "petits" villages souvent blottis au fond de vallées verdoyantes. Des heures trop brèves...
Une fois installés dans notre chambre du guesthouse (petite et insonorisée avec du papier), nous allons au "onsen" voisin. Il s'agit d'un bain public d'eau très chaude - souvent très sulphureuse- où on se baigne nu après s'être méticuleusement nettoyé de fond en comble... Luc pourra raconter qu'il n'avait pas tout à fait compris le système... Mais bon!
Nous décidons d'aller souper au resto recommandé par les gars de la place. Nous sommes seuls au Nakata à essayer de commander à partir d'un menu sommairement traduit des plats dont nous n'avons aucune idée. Au bout de 10 minutes, Sylvie demande un riz avec des cornichons marinés et obtient une boule de riz avec des herbes locales. Nous obtenons une double ration de chou rapée et les "spare ribs" du menu deviendront du poulet. Une nouvelle expérience.
Retour dans notre chambre de papier: les heures sont longues jusqu'au couvre-feu...
Ce matin: café, croissants, brioches au salon en regardant les fumerolles qui s'échappent d'un peu partout et qui noient presque tout le quartier sous une chape blanchâtre. Ce sera un beau souvenir!
Nous prenons le limited express line pour Aso avec notre lunch. Tout un train avec ses fenêtres panoramiques, ses planchers en bois et ses sièges confortables d'une autre époque. Nous avons le temps de voir le paysage de thuyas géants escaladant les montagnes qui jalonnent un parcours semé de "petits" villages souvent blottis au fond de vallées verdoyantes. Des heures trop brèves...
Une fois installés dans notre chambre du guesthouse (petite et insonorisée avec du papier), nous allons au "onsen" voisin. Il s'agit d'un bain public d'eau très chaude - souvent très sulphureuse- où on se baigne nu après s'être méticuleusement nettoyé de fond en comble... Luc pourra raconter qu'il n'avait pas tout à fait compris le système... Mais bon!
Nous décidons d'aller souper au resto recommandé par les gars de la place. Nous sommes seuls au Nakata à essayer de commander à partir d'un menu sommairement traduit des plats dont nous n'avons aucune idée. Au bout de 10 minutes, Sylvie demande un riz avec des cornichons marinés et obtient une boule de riz avec des herbes locales. Nous obtenons une double ration de chou rapée et les "spare ribs" du menu deviendront du poulet. Une nouvelle expérience.
Retour dans notre chambre de papier: les heures sont longues jusqu'au couvre-feu...
22 avril, Kumamoto
Nous quittons ce matin l'auberge sous un soleil strié de filaments nuageux. En route vers la gare, Aso nous apparaît atypique... À peine passé le Park Hotel de huit étages, se niche une fermette encadrée par une station service Enerco et un dépanneur 7 Eleven; plus loin, une jardin fraîchement labouré jouxte un garage de pneus perdu dans l'oubli, et encore un jardin encadré par un muret de bambous... Devant un rideau de montagnes où le mont Aso crache plus qu'hier des volutes de fumée blanches et noires.
Ah oui, hier soir? Un beau BBQ japonais. Nous étions huit: 2 Japonais, 1Japonaise, 1 Taïwanaise, 1 Français, 1 Canadien, 1 Québécoise et Pao, notre chef cuisinier et gérant de l'auberge. La dégustation s'est déroulée dans une atmosphère bon enfant: tout le monde riait, mais personne ne comprenait! Nous avons dégusté durant deux heures les spécialités locales: cheval, boeuf Higo, aubergines, champignons Shitaki, kale, crevettes, asperges, caldera et maquereau et boisson locale. Nous avons parlé avec Dimitri qui cherche un sens à sa vie, à celle des autres, enfin " bon dieu de merde " à celle de l'univers! "... Bonne chance!
Nous avons bien dormi.
Aujourd'hui, Kumamoto. À peine une heure de train nous amène à l'hôtel situé à deux pas de la gare. Nous empruntons le tramway en direction du parc Suijenji pour moment de calme. C'est toujours surprenant de voir un ruisseau, même une rivière d'eau parfaitement transparente couler en plein centre ville... Ce fut le cas pour Osaka, Kyoto, Beppu.
Puis nous sommes allés au Kumamoto Castle. Une place forte bien reconstituée et fort bien documentée. Puis retour à l'hôtel pour une douche et une bière avec en prime une vue sur la ville et les montagnes baignées par le soleil couchant.
Demain, TOKYO!
Nous quittons ce matin l'auberge sous un soleil strié de filaments nuageux. En route vers la gare, Aso nous apparaît atypique... À peine passé le Park Hotel de huit étages, se niche une fermette encadrée par une station service Enerco et un dépanneur 7 Eleven; plus loin, une jardin fraîchement labouré jouxte un garage de pneus perdu dans l'oubli, et encore un jardin encadré par un muret de bambous... Devant un rideau de montagnes où le mont Aso crache plus qu'hier des volutes de fumée blanches et noires.
Ah oui, hier soir? Un beau BBQ japonais. Nous étions huit: 2 Japonais, 1Japonaise, 1 Taïwanaise, 1 Français, 1 Canadien, 1 Québécoise et Pao, notre chef cuisinier et gérant de l'auberge. La dégustation s'est déroulée dans une atmosphère bon enfant: tout le monde riait, mais personne ne comprenait! Nous avons dégusté durant deux heures les spécialités locales: cheval, boeuf Higo, aubergines, champignons Shitaki, kale, crevettes, asperges, caldera et maquereau et boisson locale. Nous avons parlé avec Dimitri qui cherche un sens à sa vie, à celle des autres, enfin " bon dieu de merde " à celle de l'univers! "... Bonne chance!
Nous avons bien dormi.
Aujourd'hui, Kumamoto. À peine une heure de train nous amène à l'hôtel situé à deux pas de la gare. Nous empruntons le tramway en direction du parc Suijenji pour moment de calme. C'est toujours surprenant de voir un ruisseau, même une rivière d'eau parfaitement transparente couler en plein centre ville... Ce fut le cas pour Osaka, Kyoto, Beppu.
Puis nous sommes allés au Kumamoto Castle. Une place forte bien reconstituée et fort bien documentée. Puis retour à l'hôtel pour une douche et une bière avec en prime une vue sur la ville et les montagnes baignées par le soleil couchant.
Demain, TOKYO!
21 avril, Aso
À 6h le ciel est couvert et gris encore!
Je me recouche et à 7h30, les premiers rayons de soleil filtrent par les interstices des rideaux. Enfin!
Le 7-Eleven (sorte de Couche-Tard japonais) demeure le meilleur allié pour déjeuner voire pour souper. Des brioches, quelques croissants, des bananes et un café filtre feront l'affaire.
Avant de quitter pour la montagne, nous changeons de chambre... Nous saurons après le BBQ japonais de ce soir si cela valait le coup!
Nous attrapons de justesse le bus qui nous mène à mi-hauteur du mont Aso. Nous n'avons pas accès au cratère suite à l'éruption de novembre dernier. Nous profiterons des sentiers pour faire une randonnée de 3 h dans les montagnes et autour des cratères environnants tout en gardant un oeil sur le volcan qui de temps en temps exhale une bouffée de fumée noire ou blanche.
Au retour à la base, nous croisons un serveur à qui nous mentionnons que nous venons, Sylvie, du Québec, et Luc, du Canada.
-"You know Jacques Villeneuve?"
Et nous de répondre "Yes"; il est tout heureux! Enfin, un étranger qui connaît quelqu'un d'autre que Céline!
Quelques minutes plus tard il revient nous donner une photo qu'il a prise de la dernière éruption du mont Aso, de l'endroit où nous sommes...
Ce soir, party à la guesthouse!
À 6h le ciel est couvert et gris encore!
Je me recouche et à 7h30, les premiers rayons de soleil filtrent par les interstices des rideaux. Enfin!
Le 7-Eleven (sorte de Couche-Tard japonais) demeure le meilleur allié pour déjeuner voire pour souper. Des brioches, quelques croissants, des bananes et un café filtre feront l'affaire.
Avant de quitter pour la montagne, nous changeons de chambre... Nous saurons après le BBQ japonais de ce soir si cela valait le coup!
Nous attrapons de justesse le bus qui nous mène à mi-hauteur du mont Aso. Nous n'avons pas accès au cratère suite à l'éruption de novembre dernier. Nous profiterons des sentiers pour faire une randonnée de 3 h dans les montagnes et autour des cratères environnants tout en gardant un oeil sur le volcan qui de temps en temps exhale une bouffée de fumée noire ou blanche.
Au retour à la base, nous croisons un serveur à qui nous mentionnons que nous venons, Sylvie, du Québec, et Luc, du Canada.
-"You know Jacques Villeneuve?"
Et nous de répondre "Yes"; il est tout heureux! Enfin, un étranger qui connaît quelqu'un d'autre que Céline!
Quelques minutes plus tard il revient nous donner une photo qu'il a prise de la dernière éruption du mont Aso, de l'endroit où nous sommes...
Ce soir, party à la guesthouse!