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Du 23 au 27 avril


23 avril, Tokyo

Superbe journée ensoleillée. Nous embarquons à bord du Shinkansen Sakura pour un voyage de 3h jusqu'à Osaka; puis nous transférons sur le Hikari pour 3h30 jusqu'à Tokyo. Un périple de 1265 km.

Pour luncher, un petit bento aussi bon que beau!

Le temps de trouver la sortie Irya, nous aurons tôt fait de trouver notre chambre, au 5e étage d'un hôtel coincé entre une "launderette" et une maison sans âme et face à un stationnement appuyé sur ce qui semble un hôpital aux fenêtres minuscules...

Les dernières minutes de la journée seront consacrées à l'épicerie de quartier pour les provisions. Encore des sushis...

À demain!
apon
2015
J
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24 avril, Tokyo

Sous un soleil blafard, nous avons tracé les grandes lignes de la journée. Il y a tant à voir ici... Nous comprenons assez bien le fonctionnement des trains; mais il est toujours difficile d'identifier la bonne sortie de la gare. D'autant plus que les noms de rue ne sont pas indiqués et encore moins traduits...

Il règne ici un atmosphère de Blade Runner avec ces voix féminines qui résonnent dans les hauts parleurs de la rue et qui se répercutent sur tous les murs de béton; avec ces pubs animées qui défilent sur écrans géants de l'intersection principale du quartier Shibuya. Il ne manque que la pluie sur les comptoirs de bouffe aux coins des rues pour que le tableau soit surréaliste!

Ce matin, nous avons marché dans les rues de Yanaka et Sendegi: deux quartiers qui ont échappé aux bombardements de la dernière guerre. Une balade tranquille qui tranche avec l'action du centre. Puis, visite à la mairie de Tokyo dans le district de Shinjuku, le monde des affaires. Nous sommes montés au 45e étage de la tour sud pour admirer la ville du haut des airs. Le smog nous empêchait de voir le mont Fuji.

Nous sommes allés ensuite à la station Shibuya, histoire d'immortaliser à notre tour cette fameuse traverse de piétons. Ce qui fut fait!

Retour à l'hôtel pour un petit souper- maison: spaghetti et salade avant de repartir ce soir pour Asakusa! C'était plus loin que prévu... Nous sommes rentrés fourbus.

Bonne nuit!


25 avril, Tokyo

C'est incroyable le nombre de pâtisseries et de bouibouis qu'on retrouve à Tokyo (je me répète sûrement, mais ça me fascine)... Non seulement dans l'environnement des gares, mais partout! On n'a qu'à lever les yeux pour voir une enseigne. Le malheur dans toute cette sollicitation, c'est de ne jamais savoir exactement ce qu'on commande, de ne pas savoir exactement ce qu'on mange et de ne jamais pouvoir se le faire expliquer! Bref, on se nourrit d'hypothèses...

Nous nous rendons à Akihabara - la mecque de l'électro. C'est toujours dans l'esprit de l'époque: des boutiques de pièces récupérées de vieux ordis, des bébelles made in China qui pullulent les trottoirs entre les incontournables échoppes de nourriture qui ont pignon sur rues et ruelles. Sur quatre édifices de dix étages, c'est la même histoire qui se répète.

En parallèle, les cafés mangas "maid cafés" volent la vedette, avec leurs serveuses poupées qui racolent sur le trottoir. Populaires, dites-vous? Mettez-en! Avec un "cover charge" de 2 500¥ (env. 25$), on fait la queue pour se faire servir par ces "maid" qui nous semblent parfois n'avoir pas plus de 10-12 ans... Et des restos et des restos et du monde, du monde.

En fin PM, nous nous rendons au parc Ueno. C'est un rendez-vous familial avec des stand de bouffe, des spectacles, des enfants fatigués. Il y a encore de la bouffe partout et quelques weirdos, dont un champion de l'oignon (voir photo). Plus loin sur le lac, des pédalos-cygnes et des chaloupes s'entrechoquent. Tout un spectacle que cette chaloupe dans laquelle deux gars rament en sens contraire sous les directives d'un capitaine improvisé!

Nous retournons à l'hôtel; au menu: sushis, salade de pâtes aux oeufs de poisson. Nous nous couchons de bonne heure, épuisés...
26 avril, Tokyo

Ce matin, il y a de l'effervescence dans l'air: une campagne électorale d'une autre époque bat son plein: les haut-parleurs sillonnent les rues du quartier: "Konichiwa, votre candidat Osaka vous salue!" Crie une voix toute féminine en agitant un bras serti d'un gant blanc. Ça commence de bonne heure et ça s'étire toute journée. Mais nous allons y échapper: nous allons voir le mont Fuji.

Trois heures de train nous amènent à travers les montagnes vers Kawaguchiko, à la recherche de la montagne la plus sacrée du Japon. Surprise! Le "cable-car" ne fonctionne pas aujourd'hui... Bon, qu'à cela ne tienne, nous prenons le bateau qui nous donne notre premier aperçu de la montagne à travers les nuages... Un peu discrète mais majestueuse!

Au retour, nous marchons autour du lac et c'est là qu'en regardant par dessus notre épaule, nous l'apercevons presqu'au complet. Nous n'aurons de cesse de la chercher tout au long de notre retour à la gare où nous prendrons un joli train touristique pour une partie du trajet vers la métropole.

De retour à Tokyo, nous nous dirigeons vers Yoyogi Park en traversant une foule incroyablement dense. Du jamais vu: une masse vivante qui se meut à l'unisson sans panique, dans tous les sens. Des policiers partout dirigent ce flux humain dans l'entonnoir des portes de la gare.

Dans le parc, est réputé pour le "cosplay": les gens se déguisent la fin de semaine, donnent des spectacles ou simplement paradent dans le déguisement le plus excentrique. Le tout a commencé avec des concours d'Elvis et se poursuit dans une atmosphère bon enfant. Même si c'est la fin de la journée, le parc est bondé: des familles qui pique-niquent, des groupes de jeunes qui jasent, jouent ou font de la musique... Beaucoup de touristes étrangers, ici pour voir le spectacle ou y participer.

Le plus surprenant dans toute cette activité: aucun papier, aucune bouteille, aucune cannette ne traîne à quelqu'endroit que ce soit. Tout est ramassé, trié et mis dans des sacs. Aucun mégot de cigarettes non plus! On peut rêver de voir cela du festival du lac des Nations!

À demain.


27 avril, Tokyo

Ce matin, nous traînons la patte... La fin du voyage approche, et nous avons pratiquement tout vu ce que nous voulions voir à Tokyo pendant ce court séjour. En fait, il y a encore beaucoup à voir, mais la fatigue l'emporte sur l'intérêt. Nous nous contenterons donc de faire le lavage, le ménage et le magasinage...

Et le paradis du magasinage, c'est Shibuya. Nous voici encore dans la gare, dans le train, dans l'autre gare à chercher la sortie, et partout cette jungle urbaine qui nous fascine et nous épuise à la fois. Et bien sûr, nous nous perdons dans la foule et dans le dédale des rues et des gratte-ciel.

Et nous faisons quelques achats. Au Japon, le moindre échange est protocolaire... Ainsi, tu ne garoches pas ton billet de 10 000¥ sur le comptoir pour régler ton achat; tu le déposes dans l'assiette prévue à cet effet. Pendant ce temps, la personne à la caisse va envelopper ton achat dans un papier décoratif, puis le placer dans un sac décoré à l'image du magasin et enfin glisser une carte d'affaires stylisée à l' intérieur et, pour terminer, elle va sceller le tout avec un collant décoratif. Alors là et seulement là, elle va prendre l'argent déposé dans l'assiette et te rendre la monnaie en la déposant à deux mains dans les tiennes et en s'assurant que tu vois bien la monnaie qu'elle te rend. Elle te remet alors à deux mains ce que tu as acheté. Pfiouf! La personne qui attend derrière toi ne manifeste aucun signe d'impatience... Quel traitement royal!

Puis, nous nous perdons encore et la fatigue l'emporte, encore... Retrouvons la gare, prenons une photo de la statut du chien qui attend son maître à la sortie de la gare, trouvons la bonne entrée, la bonne plate-forme, le bon train, le bon car, la bonne station, la bonne sortie, la bonne rue, le bon hôtel, le bon étage, la bonne chambre... Et tout ça en japonais!

En plus de la fatigue, il y a un peu de frustration. Quand nous pensons avoir enfin compris quelque chose, nous oublions nos repères et refaisons la même erreur le lendemain. Frustrant tu dis!

Une chance que nous sommes encore capables d'en rire...

Dodo, ça presse!

28 avril, Tokyo

Dernière journée d'un superbe voyage...
Après avoir préparé nos bagages, flâné un peu dans le quartier d'Asakusa et pris le monorail pour l'aéroport d'Haneda, nous nous endormirons dans notre avion et rêverons d'un printemps québécois et d'une finale avec le CH...

Nous nous réveillerons tout mêlés, car nous partons le 29 de Tokyo et nous arrivons le 28 à Seattle. Des p'tits vites hein! Avec le décalage horaire, 16 heures avec Seattle, moins 3 heures jusqu'à New York, nous ferons un long voyage... rapidement!

Alors, à demain ou à aujourd'hui, c'est selon...

Luc et Sylvie
Xxx

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