Du 12 au 14 mars
12 mars
Hpa-An
Nous quittons Maw Law Ming en barque pour remonter la rivière Salouen en pays Karen. En fait, nous n'en verrons pas; ils sont en Thaïlande ou disséminés dans le sud du pays...
Le proprio du Sea Breeze, qui nous a vendus une place sur la barque, nous entretient longuement avant notre départ de sa conversion au boudhisme. 10 000 personnes auraient observé 3 moines âgés respectivement de 1000, 500 et 300 ans volant au dessus de la pagode de la ville... Il est cependant impossible de les photographier sans leur autorisation: ils seraient invisibles sur la photo! Lui, aurait eu cette permission. (nous avons une photo en preuve!) Cela aurait été à la source de sa conversion. À cela s'ajoute le témoignage véridique d'un médecin spécialiste de Montréal, Québec... Notre vie est sur le point de basculer... Mais notre tuktuk donne le signal du départ pour le bateau. Pfiou! Nous l'avons échappé belle!
Pas si pire le bateau, et la brise est bonne, et le pare-soleil précieux. Nous sommes sept touristes, assis bien droit sur des petites chaises en plastique à nous laisser bercer par le puissant ronronnement du moteur diesel. Tout en douceur, nous remontons la rivière durant les quatre heures, témoins des scènes de vie quotidienne: lavage, transport de fruits et légumes, enfants qui se baignent et nous saluent à qui mieux mieux... Et soudain, à travers la brume matinale s'esquissent les premiers pics karstiques... Et puis d'autres semblent surgir de la plaine vers l'horizon. Encore une fois, nous sommes happés par l'ailleurs. C'est merveilleux!
Une fois rendus à Hpa-An, installés à l'hôtel, nous partons à la découverte du centre-ville, munis d'une carte rudimentaire. Nous avons tôt fait de nous perdre dans la moiteur et la poussière des ruelles (même Sylvie a perdu le nord! Ce n'est pas peu dire). La chaleur est accablante et, épuisés, nous rentrons pour savourer une biè....
À demain!
Le 13 mars
Hpa-An
Une journée extraordinaire qui restera longtemps gravée dans notre mémoire, même si elle commençait dans le doute; d'abord notre système digestif, mis à l'épreuve ces derniers jours, puis la confusion relative à la tournée que nous voulions faire. Pour visiter les alentours de la ville, nous avions réservé pour la journée un véhicule et un chauffeur-guide. Il ne parlait pas un seul mot d'anglais... Retour à la case départ pour exiger qu'on nous trouve quelqu'un qui parle au moins un peu l'anglais. Ce qui fut fait! La journée de rêve peut maintenant commencer...
Premier arrêt: Kaw Ka Taung Cave
500 moines jalonnent le sentier qui mène à ce petit temple dont une des annexes est décorée d'objets hétéroclytes: un vieux parapluie décoloré, un micro-ondes rouillé, une poupée attachée avec de la broche à une horloge sans aiguilles, deux canettes de coke clouées au mur... Étrange! Au bout du sentier, nous retrouvons une piscine d'une transparence qui jure avec l'opacité des cours d'eau environnants.
Deuxième arrêt: Saddan Cave...
Saddan, c'est le nom de l'éléphant blanc qui avait quitté son troupeau au temps où il y avait une forêt et avait élu domicile dans la grotte. Chaque région du Myanmar a sa légende de l'éléphant blanc. Nous les croyons toutes! Même si, ce jour-là, les seuls éléphants blancs que nous avons vus étaient en béton et gardaient l'entrée de cette grotte immense peuplée de milliers de chauves-souris. En entrant, l'odeur est saisissante et ne nous quittera pas de toute la traversée! C'est humide et des gouttes tombent régulièrement du plafond, soit des stalagmites, soit des chauves-souris... Ouach! Munis de nos lampes frontales dont la lumière semblent absorbée par les murs, nous traversons la montagne entourés d'un groupe de jeunes ados qui gambadent et sautillent en s'amusant de notre prudence sur un sol glissant et glauque... Ce qui devait arriver arriva. Sylvie glisse, et la lampe frontale se met à éclairer le plafond, les stalagmites, les chauves-souris... Ouch! la même fesse qu'en Nouvelle-Zélande... Mais la caméra est sauve et Sylvie sera quitte pour un superbe bleu. Mais le plus surprenant de l'histoire fut de voir les ados accourir pour l'aider à se relever et... ne plus la quitter du reste de la traversée. Et que faisait Luc pendant ce temps-là?
Au bout du tunnel, quel spectacle que la vue de ce lagon dans son écrin de verdure et de calme... C'est alors que des jeunes filles insistent pour que Sylvie prenne la pirogue pour revenir plutôt que de faire la traversée à l'inverse... (Interprétation de Luc) Attentionnées n'est-ce pas? Nous empruntons donc la pirogue sans savoir pour où... Et nous glissons au seul bruit de la pagaie sous la montagne dans une caverne qui débouche une centaine de mètres plus loin dans les canaux d'une rizière que nous sillonnons sous le soleil de midi. Magique! (Voir vidéo à la fin) Entourés de nos ados anges gardiens qui nous ont attendus à la fin des canaux, nous marchons dans les sentiers de la rizière pour revenir au débarcadère où nous attendent guide et chauffeur.
C'est le moment fort de la journée!
Troisième arrêt: the Waterfalls Village
Surprise! Il n'y a plus d'eau... Il faudra attendre la saison des pluies.
Quatrième arrêt: le Jardin Lumpini
C'est un grand terrain qui abrite 1000 boudhas identiques sculptés par le même artiste depuis des millénaires. Il faut savoir que le temps ici est un concept relatif... Il fait trop chaud pour apprécier l'étendue des lieux surtout que plusieurs des statues sont en rénovations ou en état de détérioration avancée. C'est tout de même impressionnant. Surtout le Mont Zwe Ka Pin, emblème de l'état Karen, s'élevant à plus de 700 mètres avec sa drôle de forme rectangulaire.
Cinquième arrêt: la pagode Kyawk Ka Lap
Nichée au milieu des eaux sur son petit rocher, cette petite pagode veille sur les prairies environnantes dans une petite brise rafraîchissante. Une pause bienvenue.
Nous rentrons à l'hôtel, heureux. La campagne birmane est fascinante et les gens sont gentils, curieux, attentionnés.
14 mars
Hpa-An à Yangon
Nous avons réservé un bus direct express, et tout et tout, pour Yangon. Cinq heures, qu'elle dit la jeune fille, avec ses mains plus qu'avec sa bouche. Sièges 5-6, durs et étroits, pas de touristes et tout le monde est souriant. Puis le bus démarre, arrête, repart, arrête, fait un détour, embarque des moinesses roses puis des moines bourgognes, nous arrivons au pont, petite inspection militaire, et c'est reparti. 45 minutes pour enfin quitter Ha-an, Sylvie est heureuse, malgré sa fesse toute bleue.
Les vieux moines ont des privilèges et prennent de la place. Pas trop souriants, ils ressemblent un peu à nos vieux curés avec leurs airs supérieurs. Tandis que les moinesses, avec leur serviette sur la tête, nous sourient constamment comme pour nous rassurer. Les dames d'en arrière m'aiment bien ( c'est Sylvie qui parle) et me le font savoir en me tripotant le bras en signe d'affection, geste que je leur rends en serrant leur main sur mon bras. Je viens de me faire de nouvelles amies, des anges gardiens peut-être ( c'est encore Sylvie qui écrit... Personnellement, on m'ignore, hem...)
Nous longeons la rivière et prenons conscience de l'utilisation du sable et de la pierre qu'on y extrait pour faire des fondations, des routes, un peu de tout. Les bateaux suceurs que nous avons vus en remontant la rivière vendent leur pêche miraculeuse au plus offrant sans connaître les conséquences. Les rivières servent à tout, nourriture, eau, poubelle, béton, mais pour combien de temps. Peut-être une des raisons pour lesquelles nous n'avons pas vus les fameux dauphins blancs de Hpa-An.
Et à l'horizon, nous remarquons les montagnes pittoresques de cette région qui disparaissent presque à vue d'oeil sous l'impact de la machinerie pour répondre au besoin de développement. Puis apparaissent en chinois les entreprises, les édifices, les camions remplis de mobylettes, les hôtels, les restaurants, les commerces et autres qui témoignent des investissements des voisins envahisseurs du Myanmar.
Le bus arrête et repart constamment, si bien que nous arrivons au terminus de Yangon après plus de sept heures de route... Ici c'est la jungle. Il y a tellement de taxis que les bus ont peine à entrer et les engueulades et klaxons vont bon train. En débarquant, nous sommes littéralement assaillis.
Retour au guesthouse Thanlwin, c'est le bonheur, sourires, chambres avec balcon, une bonne douche, des nouilles Shan et dodo et bière (pas dans cet ordre).
Demain est un autre jour...
12 mars
Hpa-An
Nous quittons Maw Law Ming en barque pour remonter la rivière Salouen en pays Karen. En fait, nous n'en verrons pas; ils sont en Thaïlande ou disséminés dans le sud du pays...
Le proprio du Sea Breeze, qui nous a vendus une place sur la barque, nous entretient longuement avant notre départ de sa conversion au boudhisme. 10 000 personnes auraient observé 3 moines âgés respectivement de 1000, 500 et 300 ans volant au dessus de la pagode de la ville... Il est cependant impossible de les photographier sans leur autorisation: ils seraient invisibles sur la photo! Lui, aurait eu cette permission. (nous avons une photo en preuve!) Cela aurait été à la source de sa conversion. À cela s'ajoute le témoignage véridique d'un médecin spécialiste de Montréal, Québec... Notre vie est sur le point de basculer... Mais notre tuktuk donne le signal du départ pour le bateau. Pfiou! Nous l'avons échappé belle!
Pas si pire le bateau, et la brise est bonne, et le pare-soleil précieux. Nous sommes sept touristes, assis bien droit sur des petites chaises en plastique à nous laisser bercer par le puissant ronronnement du moteur diesel. Tout en douceur, nous remontons la rivière durant les quatre heures, témoins des scènes de vie quotidienne: lavage, transport de fruits et légumes, enfants qui se baignent et nous saluent à qui mieux mieux... Et soudain, à travers la brume matinale s'esquissent les premiers pics karstiques... Et puis d'autres semblent surgir de la plaine vers l'horizon. Encore une fois, nous sommes happés par l'ailleurs. C'est merveilleux!
Une fois rendus à Hpa-An, installés à l'hôtel, nous partons à la découverte du centre-ville, munis d'une carte rudimentaire. Nous avons tôt fait de nous perdre dans la moiteur et la poussière des ruelles (même Sylvie a perdu le nord! Ce n'est pas peu dire). La chaleur est accablante et, épuisés, nous rentrons pour savourer une biè....
À demain!
Le 13 mars
Hpa-An
Une journée extraordinaire qui restera longtemps gravée dans notre mémoire, même si elle commençait dans le doute; d'abord notre système digestif, mis à l'épreuve ces derniers jours, puis la confusion relative à la tournée que nous voulions faire. Pour visiter les alentours de la ville, nous avions réservé pour la journée un véhicule et un chauffeur-guide. Il ne parlait pas un seul mot d'anglais... Retour à la case départ pour exiger qu'on nous trouve quelqu'un qui parle au moins un peu l'anglais. Ce qui fut fait! La journée de rêve peut maintenant commencer...
Premier arrêt: Kaw Ka Taung Cave
500 moines jalonnent le sentier qui mène à ce petit temple dont une des annexes est décorée d'objets hétéroclytes: un vieux parapluie décoloré, un micro-ondes rouillé, une poupée attachée avec de la broche à une horloge sans aiguilles, deux canettes de coke clouées au mur... Étrange! Au bout du sentier, nous retrouvons une piscine d'une transparence qui jure avec l'opacité des cours d'eau environnants.
Deuxième arrêt: Saddan Cave...
Saddan, c'est le nom de l'éléphant blanc qui avait quitté son troupeau au temps où il y avait une forêt et avait élu domicile dans la grotte. Chaque région du Myanmar a sa légende de l'éléphant blanc. Nous les croyons toutes! Même si, ce jour-là, les seuls éléphants blancs que nous avons vus étaient en béton et gardaient l'entrée de cette grotte immense peuplée de milliers de chauves-souris. En entrant, l'odeur est saisissante et ne nous quittera pas de toute la traversée! C'est humide et des gouttes tombent régulièrement du plafond, soit des stalagmites, soit des chauves-souris... Ouach! Munis de nos lampes frontales dont la lumière semblent absorbée par les murs, nous traversons la montagne entourés d'un groupe de jeunes ados qui gambadent et sautillent en s'amusant de notre prudence sur un sol glissant et glauque... Ce qui devait arriver arriva. Sylvie glisse, et la lampe frontale se met à éclairer le plafond, les stalagmites, les chauves-souris... Ouch! la même fesse qu'en Nouvelle-Zélande... Mais la caméra est sauve et Sylvie sera quitte pour un superbe bleu. Mais le plus surprenant de l'histoire fut de voir les ados accourir pour l'aider à se relever et... ne plus la quitter du reste de la traversée. Et que faisait Luc pendant ce temps-là?
Au bout du tunnel, quel spectacle que la vue de ce lagon dans son écrin de verdure et de calme... C'est alors que des jeunes filles insistent pour que Sylvie prenne la pirogue pour revenir plutôt que de faire la traversée à l'inverse... (Interprétation de Luc) Attentionnées n'est-ce pas? Nous empruntons donc la pirogue sans savoir pour où... Et nous glissons au seul bruit de la pagaie sous la montagne dans une caverne qui débouche une centaine de mètres plus loin dans les canaux d'une rizière que nous sillonnons sous le soleil de midi. Magique! (Voir vidéo à la fin) Entourés de nos ados anges gardiens qui nous ont attendus à la fin des canaux, nous marchons dans les sentiers de la rizière pour revenir au débarcadère où nous attendent guide et chauffeur.
C'est le moment fort de la journée!
Troisième arrêt: the Waterfalls Village
Surprise! Il n'y a plus d'eau... Il faudra attendre la saison des pluies.
Quatrième arrêt: le Jardin Lumpini
C'est un grand terrain qui abrite 1000 boudhas identiques sculptés par le même artiste depuis des millénaires. Il faut savoir que le temps ici est un concept relatif... Il fait trop chaud pour apprécier l'étendue des lieux surtout que plusieurs des statues sont en rénovations ou en état de détérioration avancée. C'est tout de même impressionnant. Surtout le Mont Zwe Ka Pin, emblème de l'état Karen, s'élevant à plus de 700 mètres avec sa drôle de forme rectangulaire.
Cinquième arrêt: la pagode Kyawk Ka Lap
Nichée au milieu des eaux sur son petit rocher, cette petite pagode veille sur les prairies environnantes dans une petite brise rafraîchissante. Une pause bienvenue.
Nous rentrons à l'hôtel, heureux. La campagne birmane est fascinante et les gens sont gentils, curieux, attentionnés.
14 mars
Hpa-An à Yangon
Nous avons réservé un bus direct express, et tout et tout, pour Yangon. Cinq heures, qu'elle dit la jeune fille, avec ses mains plus qu'avec sa bouche. Sièges 5-6, durs et étroits, pas de touristes et tout le monde est souriant. Puis le bus démarre, arrête, repart, arrête, fait un détour, embarque des moinesses roses puis des moines bourgognes, nous arrivons au pont, petite inspection militaire, et c'est reparti. 45 minutes pour enfin quitter Ha-an, Sylvie est heureuse, malgré sa fesse toute bleue.
Les vieux moines ont des privilèges et prennent de la place. Pas trop souriants, ils ressemblent un peu à nos vieux curés avec leurs airs supérieurs. Tandis que les moinesses, avec leur serviette sur la tête, nous sourient constamment comme pour nous rassurer. Les dames d'en arrière m'aiment bien ( c'est Sylvie qui parle) et me le font savoir en me tripotant le bras en signe d'affection, geste que je leur rends en serrant leur main sur mon bras. Je viens de me faire de nouvelles amies, des anges gardiens peut-être ( c'est encore Sylvie qui écrit... Personnellement, on m'ignore, hem...)
Nous longeons la rivière et prenons conscience de l'utilisation du sable et de la pierre qu'on y extrait pour faire des fondations, des routes, un peu de tout. Les bateaux suceurs que nous avons vus en remontant la rivière vendent leur pêche miraculeuse au plus offrant sans connaître les conséquences. Les rivières servent à tout, nourriture, eau, poubelle, béton, mais pour combien de temps. Peut-être une des raisons pour lesquelles nous n'avons pas vus les fameux dauphins blancs de Hpa-An.
Et à l'horizon, nous remarquons les montagnes pittoresques de cette région qui disparaissent presque à vue d'oeil sous l'impact de la machinerie pour répondre au besoin de développement. Puis apparaissent en chinois les entreprises, les édifices, les camions remplis de mobylettes, les hôtels, les restaurants, les commerces et autres qui témoignent des investissements des voisins envahisseurs du Myanmar.
Le bus arrête et repart constamment, si bien que nous arrivons au terminus de Yangon après plus de sept heures de route... Ici c'est la jungle. Il y a tellement de taxis que les bus ont peine à entrer et les engueulades et klaxons vont bon train. En débarquant, nous sommes littéralement assaillis.
Retour au guesthouse Thanlwin, c'est le bonheur, sourires, chambres avec balcon, une bonne douche, des nouilles Shan et dodo et bière (pas dans cet ordre).
Demain est un autre jour...
yanmar
2015
M