yanmar
2015
M
Du 15 au 18 mars
15 mars, de Yangon à Mandalay
Une bonne nuit de sommeil. Le Thanlwin est toujours aussi agréable. Nous rencontrons un autre partenaire du guesthouse, un jeune Français qui a eu un coup de foudre pour le Myanmar il y a deux ans et qui s'est associé au couple de Birmans pour lancer le Thanlwin. C'est une bonne adresse à recommander, autant pour le service que pour les précieux conseils et l'authenticité des différents partenaires.
Nous voici à l'aéroport de Yangon, plus précisément au contrôle de la sécurité, lorsque Luc se rend compte qu'il a encore la clé de la chambre dans ses poches... Grâce à un agent de sécurité fort gentil, je réussis à rejoindre la propriétaire birmane qui me dit "vous avez tellement aimé notre guesthouse que vous avez gardé la clé!" Elle est près de la vérité. Le gentil agent se chargera de lui remettre la clé. Encore un ange gardien...
Aujourd'hui, nous volons avec KBZ, méga entreprise birmane, près du gouvernement, omniprésente dans tous les créneaux d'expansion qui ont de l'avenir, banques, transport, etc. Rien à redire, professionnel et efficace. Le vol se déroule tout en douceur, dans un nouvel avion, le service est impeccable, la bouffe, les breuvages, les journaux, nous avons même été surclassés, des sièges 6 aux sièges 1, en raison d'une erreur. Wow!
À l'aéroport de Mandalay, nous sommes tout de suite balayés par la vague touristique. Rien à voir avec le Sud, ici le tourisme fait partie de l'économie! Les rabatteurs pour taxis sont prêts à tout, mensonges et demie-vérités, pour nous avoir... Taxi, taxi partagé, air con, ou fenêtre ouvertes, ils créent la confusion, et ça marche! Ils nous amènent à notre hôtel, au fin fond de la Chine profonde, dans des ruelles étroites de terre battue où tous les métiers s'exercent en façade des humbles habitations des artisans. À l'hôtel, le Golden Dream, on nous accueille en chinois ou en anglais-chinois, et on nous recommande un restaurant dans une Chine encore plus profonde, un boui-boui chinois pour les gens de la place qui viennent noyer leur ennui dans les bouteilles de boissons fortes qui règnent sur les tables. Tout le monde veut devenir nos amis... Nous tentons le coup avec un riz au poulet, chinois naturellement, et une grosse bière pour deux. Ça va, mais nos amis s'intéressent de plus en plus à nous, et nous ne sommes pas sûrs que nos nous deux mots birmans nous serviront à quelque chose ici. Nous sortons discrètement et retournons à nos ruelles, désormais encore plus noires...
Il est temps de dormir un peu pour retrouver nos âmes de voyageurs...
15 mars, de Yangon à Mandalay
Une bonne nuit de sommeil. Le Thanlwin est toujours aussi agréable. Nous rencontrons un autre partenaire du guesthouse, un jeune Français qui a eu un coup de foudre pour le Myanmar il y a deux ans et qui s'est associé au couple de Birmans pour lancer le Thanlwin. C'est une bonne adresse à recommander, autant pour le service que pour les précieux conseils et l'authenticité des différents partenaires.
Nous voici à l'aéroport de Yangon, plus précisément au contrôle de la sécurité, lorsque Luc se rend compte qu'il a encore la clé de la chambre dans ses poches... Grâce à un agent de sécurité fort gentil, je réussis à rejoindre la propriétaire birmane qui me dit "vous avez tellement aimé notre guesthouse que vous avez gardé la clé!" Elle est près de la vérité. Le gentil agent se chargera de lui remettre la clé. Encore un ange gardien...
Aujourd'hui, nous volons avec KBZ, méga entreprise birmane, près du gouvernement, omniprésente dans tous les créneaux d'expansion qui ont de l'avenir, banques, transport, etc. Rien à redire, professionnel et efficace. Le vol se déroule tout en douceur, dans un nouvel avion, le service est impeccable, la bouffe, les breuvages, les journaux, nous avons même été surclassés, des sièges 6 aux sièges 1, en raison d'une erreur. Wow!
À l'aéroport de Mandalay, nous sommes tout de suite balayés par la vague touristique. Rien à voir avec le Sud, ici le tourisme fait partie de l'économie! Les rabatteurs pour taxis sont prêts à tout, mensonges et demie-vérités, pour nous avoir... Taxi, taxi partagé, air con, ou fenêtre ouvertes, ils créent la confusion, et ça marche! Ils nous amènent à notre hôtel, au fin fond de la Chine profonde, dans des ruelles étroites de terre battue où tous les métiers s'exercent en façade des humbles habitations des artisans. À l'hôtel, le Golden Dream, on nous accueille en chinois ou en anglais-chinois, et on nous recommande un restaurant dans une Chine encore plus profonde, un boui-boui chinois pour les gens de la place qui viennent noyer leur ennui dans les bouteilles de boissons fortes qui règnent sur les tables. Tout le monde veut devenir nos amis... Nous tentons le coup avec un riz au poulet, chinois naturellement, et une grosse bière pour deux. Ça va, mais nos amis s'intéressent de plus en plus à nous, et nous ne sommes pas sûrs que nos nous deux mots birmans nous serviront à quelque chose ici. Nous sortons discrètement et retournons à nos ruelles, désormais encore plus noires...
Il est temps de dormir un peu pour retrouver nos âmes de voyageurs...
18 mars, de Mandalay à Bagan
06 heures. Le taxi nous attend dans la ruelle adjacente à l'hôtel, c'est déjà l'heure du marché et les motocyclettes se disputent déjà les moindres parcelles de terrain disponibles, les restos sont déjà pleins et les étals envahissent les trottoirs...
"15 minutes pour atteindre la jetty!" Mon oeil, ça en a pris au moins 20 en voiture. Le concept de "temps aléatoire" prend en ce pays tout son sens. Le soleil se lève sous la brise tiédie par l'Irrawaddy... C'est presque frais! Les passagers essaient de trouver un siège qui sur le pont avant, qui sur le pont arrière. Personne pour occuper son siège officiel à l'air climatisé...
06h50. On largue les amarres et dans un parfum de fioule ( comme disent les Français), le navire glisse sur un fleuve dont on distingue à peine les berges noyées dans le smog matinal. Plus tard peut-être...
10h. Le niveau du fleuve est bas... L'équipage plongent des perches pour mesurer la profondeur de l'eau. Le bateau cherche sa voie en zigzaguant à travers les méandres sablonneux de l'Irrawaddy. Sur les berges, des abris précaires de pêcheurs, des pirogues, des jardins aussi parfois jusqu'aux prochaines crues. Sur l'eau, nous croisons de nombreux chalands de sable, de charbon, de pétrole... Les capitaines s'échangent des infos sur les niveaux de l'eau.
15h. Des berges qui s'érodent malgré les efforts des paysans pour retenir la terre avec des murets de bambous. Aussi des rives de sable à perte de vue. Parfois dans un village tinte un Big Ben sorti de nulle part, vestige de la présence anglaise...
18h et des poussières. Le soleil se couche, loin des pagodes de Bagan.
144 km et 11h10 de navigation plus tard, nous arrivons à Bagan, attendus par une nuée de taxis et de chauves-souris grosses comme des pigeons.
En fait nous avons débarqué à la jetty de Nyaung-Oo, un village plein de services et plus central, selon le dépliant officiel.
Nous regagnons notre hôtel. Bière et souper birman sur le toit de l'hôtel. Tout est parfait pour dormir en paix.
06 heures. Le taxi nous attend dans la ruelle adjacente à l'hôtel, c'est déjà l'heure du marché et les motocyclettes se disputent déjà les moindres parcelles de terrain disponibles, les restos sont déjà pleins et les étals envahissent les trottoirs...
"15 minutes pour atteindre la jetty!" Mon oeil, ça en a pris au moins 20 en voiture. Le concept de "temps aléatoire" prend en ce pays tout son sens. Le soleil se lève sous la brise tiédie par l'Irrawaddy... C'est presque frais! Les passagers essaient de trouver un siège qui sur le pont avant, qui sur le pont arrière. Personne pour occuper son siège officiel à l'air climatisé...
06h50. On largue les amarres et dans un parfum de fioule ( comme disent les Français), le navire glisse sur un fleuve dont on distingue à peine les berges noyées dans le smog matinal. Plus tard peut-être...
10h. Le niveau du fleuve est bas... L'équipage plongent des perches pour mesurer la profondeur de l'eau. Le bateau cherche sa voie en zigzaguant à travers les méandres sablonneux de l'Irrawaddy. Sur les berges, des abris précaires de pêcheurs, des pirogues, des jardins aussi parfois jusqu'aux prochaines crues. Sur l'eau, nous croisons de nombreux chalands de sable, de charbon, de pétrole... Les capitaines s'échangent des infos sur les niveaux de l'eau.
15h. Des berges qui s'érodent malgré les efforts des paysans pour retenir la terre avec des murets de bambous. Aussi des rives de sable à perte de vue. Parfois dans un village tinte un Big Ben sorti de nulle part, vestige de la présence anglaise...
18h et des poussières. Le soleil se couche, loin des pagodes de Bagan.
144 km et 11h10 de navigation plus tard, nous arrivons à Bagan, attendus par une nuée de taxis et de chauves-souris grosses comme des pigeons.
En fait nous avons débarqué à la jetty de Nyaung-Oo, un village plein de services et plus central, selon le dépliant officiel.
Nous regagnons notre hôtel. Bière et souper birman sur le toit de l'hôtel. Tout est parfait pour dormir en paix.
16 mars, jour de fête!
Au matin, nous sommes encore en Chine avec les nouilles et le poisson pour le petit-déjeuner, de même qu'avec le taxi qu'on nous propose pour aller visiter les cités anciennes autour de Mandalay, car le chauffeur, chinois, ne parle pas un traître mot d'anglais. Bon, prenons-nous en main et oublions l'hôtel si nous voulons profiter au maximum de notre séjour ici.
Nous annulons tout et partons à la découverte de ce nouvel univers. Déjà, les ruelles semblent plus accueillantes, les sourires affluent, l'environnement devient de plus en plus fascinant. Nous nous informons un peu partout sur les options qui s'offrent à nous et nous commençons à chercher un taxi pour les environs. Finalement, c'est le taxi qui nous trouve. Son chauffeur, U Chit, se débrouille un peu en anglais (pas assez pour vouloir changer de nom...) et il devine tous nos désirs. Super! La journée peut commencer.
Aujourd'hui, c'est fête! Congé d'autobus, seulement taxi, pirogue et calèche...
Grâce à U Chit, nous visitons les cités anciennes, Sagaing, Inwa et Amarapura, en passant par toutes sortes de raccourcis et de portes d'en arrière. En route, nous allons sur la colline de Sagaing, où nous visitons une pagode offrant une vue superbe sur la vallée. Puis à Inwa. Après avoir acheté les passes d'entrée $, nous empruntons une pirogue pour accéder à la cité ancienne $. Là, nous sommes pris en charge par une jeune vendeuse qui nous poursuivra durant la moitié du trajet, l'autre moitié n'étant plus dans son territoire... Une "calèche" casi obligatoire $ nous mène d'un lieu à un autre. Son chauffeur ne nous remet pas le change et nous baragouine un supposé dépassement de temps pour justifier son arnaque. Et que dire de ces ribambelles d'enfants-vendeurs de cartes postales, colliers et autres pacotilles qui nous accostent avec un discours allant de la séduction au reproche... Bienvenue dans la nouvelle économie touristique! Mais ce sera le seul moment moins agréable de la journée.
U Chit nous attend à la voiture avec une lingette rafraîchissante et de l'eau. Il nous mènera chez des tisserands de Amarapura, où Luc s'achète un longi pour son anniversaire, puis au pont U Bein que nous allons parcourir sur 1,5km en attendant le coucher de soleil. Il y a foule, des touristes mais surtout des Birmans, des familles, des jeunes, des vieux, souriants et tout endimanchés. L'ambiance est douce et on trouve de tout: crêpes de crevettes, brochettes de coeur de poules, poissons séchés assaisonnés, morceaux de fruits épicés, peintures, gilets, fusils jouets... Mais pas de chapeau, dont j'ai vraiment besoin! (C'est Luc qui écrit, cette fois, il a perdu sa casquette.)
Le pont U Bein est monté sur des poteaux pris à même une forteresse qui n'a jamais vu le jour. Avec la quantité de gens venus voir le coucher de soleil, ça branle un peu et comme il n'y a pas de rampe... Pas de poussaillage, ok!
Une superbe promenade qui débouche sur un magnifique coucher de soleil. Quelle belle fin de journée. Sur le chemin de retour, Sylvie s'enquiert de restos véritablement birman. U Chit nous amène au Aye Myit Tar... Un vrai tourbillon de serveurs. Nous désirons un mets pour emporter et quelques bières birmanes à savourer sur le toit de notre hôtel. Dans le temps de le dire, notre sac de victuailles est prêt: soupe, salade, curry au poulet, riz blanc, 5 petites entrées, et légumes sautés... Un vrai délice! Il y en avait assez pour trois.
Pas de gâteau, mais une belle fin de journée d'anniversaire!
Au matin, nous sommes encore en Chine avec les nouilles et le poisson pour le petit-déjeuner, de même qu'avec le taxi qu'on nous propose pour aller visiter les cités anciennes autour de Mandalay, car le chauffeur, chinois, ne parle pas un traître mot d'anglais. Bon, prenons-nous en main et oublions l'hôtel si nous voulons profiter au maximum de notre séjour ici.
Nous annulons tout et partons à la découverte de ce nouvel univers. Déjà, les ruelles semblent plus accueillantes, les sourires affluent, l'environnement devient de plus en plus fascinant. Nous nous informons un peu partout sur les options qui s'offrent à nous et nous commençons à chercher un taxi pour les environs. Finalement, c'est le taxi qui nous trouve. Son chauffeur, U Chit, se débrouille un peu en anglais (pas assez pour vouloir changer de nom...) et il devine tous nos désirs. Super! La journée peut commencer.
Aujourd'hui, c'est fête! Congé d'autobus, seulement taxi, pirogue et calèche...
Grâce à U Chit, nous visitons les cités anciennes, Sagaing, Inwa et Amarapura, en passant par toutes sortes de raccourcis et de portes d'en arrière. En route, nous allons sur la colline de Sagaing, où nous visitons une pagode offrant une vue superbe sur la vallée. Puis à Inwa. Après avoir acheté les passes d'entrée $, nous empruntons une pirogue pour accéder à la cité ancienne $. Là, nous sommes pris en charge par une jeune vendeuse qui nous poursuivra durant la moitié du trajet, l'autre moitié n'étant plus dans son territoire... Une "calèche" casi obligatoire $ nous mène d'un lieu à un autre. Son chauffeur ne nous remet pas le change et nous baragouine un supposé dépassement de temps pour justifier son arnaque. Et que dire de ces ribambelles d'enfants-vendeurs de cartes postales, colliers et autres pacotilles qui nous accostent avec un discours allant de la séduction au reproche... Bienvenue dans la nouvelle économie touristique! Mais ce sera le seul moment moins agréable de la journée.
U Chit nous attend à la voiture avec une lingette rafraîchissante et de l'eau. Il nous mènera chez des tisserands de Amarapura, où Luc s'achète un longi pour son anniversaire, puis au pont U Bein que nous allons parcourir sur 1,5km en attendant le coucher de soleil. Il y a foule, des touristes mais surtout des Birmans, des familles, des jeunes, des vieux, souriants et tout endimanchés. L'ambiance est douce et on trouve de tout: crêpes de crevettes, brochettes de coeur de poules, poissons séchés assaisonnés, morceaux de fruits épicés, peintures, gilets, fusils jouets... Mais pas de chapeau, dont j'ai vraiment besoin! (C'est Luc qui écrit, cette fois, il a perdu sa casquette.)
Le pont U Bein est monté sur des poteaux pris à même une forteresse qui n'a jamais vu le jour. Avec la quantité de gens venus voir le coucher de soleil, ça branle un peu et comme il n'y a pas de rampe... Pas de poussaillage, ok!
Une superbe promenade qui débouche sur un magnifique coucher de soleil. Quelle belle fin de journée. Sur le chemin de retour, Sylvie s'enquiert de restos véritablement birman. U Chit nous amène au Aye Myit Tar... Un vrai tourbillon de serveurs. Nous désirons un mets pour emporter et quelques bières birmanes à savourer sur le toit de notre hôtel. Dans le temps de le dire, notre sac de victuailles est prêt: soupe, salade, curry au poulet, riz blanc, 5 petites entrées, et légumes sautés... Un vrai délice! Il y en avait assez pour trois.
Pas de gâteau, mais une belle fin de journée d'anniversaire!
17 mars, Pyin Oo Lwin
8 heures du matin, U Chit nous attend en bas de l'hôtel. Nous avons convenu de retenir ses services pour nous rendre à Pyin OO Lwin, une petite ville coloniale dans les montagnes où les Lords anglais allaient se ventiler à une autre époque.
Le smog matinal nous prend à la gorge. Nous traversons la ville dans la confusion totale la plus créative: pas de stop, pas de priorité, la loi du plus fort. Pauvres piétons. Pyin Oo Lwin est située à seulement 68 km au nord de Mandalay, pour plus de deux heures de route en zigzags et en épingles... Mais quelle route! La formule Un, c'est de la petite bière. Dans sa Corolla 82, U Chit ne peut souffrir un véhicule devant lui. Ici, il n'y a pas de limite de vitesse, que celle de la puissance du véhicule, de l'audace et de la témérité du chauffeur, ainsi que de la coopération bien souvent involontaire des autres conducteurs. Une vidéo vous donnera l'allure générale de la course. Coeurs fragiles s'abstenir!
Au bout de cette route en lacets qui nous fait passer à 2 780 pieds d'altitude, nous nous sommes bien rendus malgré des pneus slik qui crissent à tous les tournants et quelques frayeurs qui nous rappelaient qu'il fallait revenir... Nous allons directement au marché publique. U Chit nous avait demandé de partir tôt pour voir le marché dans toute sa splendeur... En effet, c'est riche en couleurs, en variété... Les gens sont en sourires. On y passe de bien beaux moments... Luc choisit cette visite pour perdre sa casquette (coudonc!)
Chemin faisant, nous nous arrêtons aux petites chutes, sorte de parc aquatique local, Bromont avant la grande guerre. Un manège propulsé par des jets d'eau en dit long sur la créativité des Birmans. Très familial, il n'y a pas de touristes ici, nous sommes donc une attraction gratuite et très consentante.
En route vers le National Kandawgyi Gardens, un oasis dans le smog et le bruit de la ville. C'est le refuge des amoureux (au même titre que les pagodes), des familles mais surtout des femmes qui sont ici en majorité écrasante ( sans doute pendant que leur mari travaille, lui!). La brise fait du bien, de même que la verdure et le lac. À la vue des cygnes noirs, Sylvie croit avoir reconnu Nathalie Portman ou son sosie...
Nous poursuivons notre visite à travers le jardin d'orchidées et traversons le musée des papillons, pour terminer notre visite par le Watch Tower, une tour de 10 étages que nous avons descendue à pieds. Sa fonction n'est pas claire si ce n'est que de surveiller le terrain de golf et l'héliport adjacent!
Après une descente effrénée, un arrêt dans une pagode pour la vue sur la vallée et des bouchons causés par quelques accidents, nous acquiesçons à une offre de U Chit qui veut nous faire visiter l'ancien monastère du roi Mindon ( célèbre pour avoir possédé un éléphant albinos dont les pattes avaient cinq doigts et qui blanchissait quand on le lavait) tout en teck doré et complètement sculpté. Il est âgé de 300 ans. Magnifique, mais nous sommes trop fourbus pour l'apprécier.
De retour à l'hôtel, nous oublions le souper, nous déjeunerons sur le bateau demain. U Chit nous dit qu'on peut marcher jusqu'à la jetty... "15 minutes pas plus!" On pourrait sauver un taxi...
À demain, 05h.
8 heures du matin, U Chit nous attend en bas de l'hôtel. Nous avons convenu de retenir ses services pour nous rendre à Pyin OO Lwin, une petite ville coloniale dans les montagnes où les Lords anglais allaient se ventiler à une autre époque.
Le smog matinal nous prend à la gorge. Nous traversons la ville dans la confusion totale la plus créative: pas de stop, pas de priorité, la loi du plus fort. Pauvres piétons. Pyin Oo Lwin est située à seulement 68 km au nord de Mandalay, pour plus de deux heures de route en zigzags et en épingles... Mais quelle route! La formule Un, c'est de la petite bière. Dans sa Corolla 82, U Chit ne peut souffrir un véhicule devant lui. Ici, il n'y a pas de limite de vitesse, que celle de la puissance du véhicule, de l'audace et de la témérité du chauffeur, ainsi que de la coopération bien souvent involontaire des autres conducteurs. Une vidéo vous donnera l'allure générale de la course. Coeurs fragiles s'abstenir!
Au bout de cette route en lacets qui nous fait passer à 2 780 pieds d'altitude, nous nous sommes bien rendus malgré des pneus slik qui crissent à tous les tournants et quelques frayeurs qui nous rappelaient qu'il fallait revenir... Nous allons directement au marché publique. U Chit nous avait demandé de partir tôt pour voir le marché dans toute sa splendeur... En effet, c'est riche en couleurs, en variété... Les gens sont en sourires. On y passe de bien beaux moments... Luc choisit cette visite pour perdre sa casquette (coudonc!)
Chemin faisant, nous nous arrêtons aux petites chutes, sorte de parc aquatique local, Bromont avant la grande guerre. Un manège propulsé par des jets d'eau en dit long sur la créativité des Birmans. Très familial, il n'y a pas de touristes ici, nous sommes donc une attraction gratuite et très consentante.
En route vers le National Kandawgyi Gardens, un oasis dans le smog et le bruit de la ville. C'est le refuge des amoureux (au même titre que les pagodes), des familles mais surtout des femmes qui sont ici en majorité écrasante ( sans doute pendant que leur mari travaille, lui!). La brise fait du bien, de même que la verdure et le lac. À la vue des cygnes noirs, Sylvie croit avoir reconnu Nathalie Portman ou son sosie...
Nous poursuivons notre visite à travers le jardin d'orchidées et traversons le musée des papillons, pour terminer notre visite par le Watch Tower, une tour de 10 étages que nous avons descendue à pieds. Sa fonction n'est pas claire si ce n'est que de surveiller le terrain de golf et l'héliport adjacent!
Après une descente effrénée, un arrêt dans une pagode pour la vue sur la vallée et des bouchons causés par quelques accidents, nous acquiesçons à une offre de U Chit qui veut nous faire visiter l'ancien monastère du roi Mindon ( célèbre pour avoir possédé un éléphant albinos dont les pattes avaient cinq doigts et qui blanchissait quand on le lavait) tout en teck doré et complètement sculpté. Il est âgé de 300 ans. Magnifique, mais nous sommes trop fourbus pour l'apprécier.
De retour à l'hôtel, nous oublions le souper, nous déjeunerons sur le bateau demain. U Chit nous dit qu'on peut marcher jusqu'à la jetty... "15 minutes pas plus!" On pourrait sauver un taxi...
À demain, 05h.