Du 19 au 21 mars
19 mars, Bagan
Bagan nous attend. Cette ville sacrée, aux 3000 temples et pagodes disséminés sur environ 42km carrés, est devenue le haut lieu touristique du Myanmar. Il y a des touristes partout! Vite, sauvons-nous sur nos e-bike si nous voulons consacrer au moins deux minutes à chaque pagode ou temple, soit environ 100 heures, sans compter la route à parcourir. Nous devrons réviser notre horaire pour laisser un peu de place au hasard...
Encore une belle journée en perspective. Nous sommes d'équerre sur nos bicyclettes électriques qui nous permettent d'avoir l'air vaillant en donnant quelques coups de pédales lorsqu'on admire notre vélocité. Quelques tours autour de l'hôtel, nous revenons pour régler un problème de frein (absent), et nous voilà sur la route du Vieux Bagan.
S'installe alors comme un rituel: nous arrivons, sautons en bas de nos montures, refusons les cartes postales vendues par les enfants, enlevons nos souliers et nos bas, répétons à tout le monde que nous venons du Kanéda, puis nous visitons les temples en briques chaulées, pleins de corridors aux murs de 2-3 mètres d'épaisseur... Nous ressortons du temple, remettons nos bas et souliers, refusons encore les cartes postales vendues par les enfants, répétons que nous venons du Kanéda et... nous nous élançons vers une autre pagode.
Le soleil est brûlant, le traffic est dense, mais la route est agréable. Les klaxons se font rares et les habitués font attention aux touristes insécures qui contournent les trous ou regardent en l'air à la recherche d'une nouvelle pagode. Et ce qui devait arriver arriva... À la sortie du village de Myinkaba, presque à l'extrême sud de notre parcours, Luc crève son pneu arrière... Les gens sont super, nous aident à communiquer avec notre hôtel, et la bicyclette est remplacée dans les 10 minutes!
Nous remontons par des petites routes moins achalandées et, comme nous croyons avoir assez vu de temples et pagodes et suffisamment de vendeurs et vendeuses du temple, nous nous contentons de quelques photos à distance et nous rentrons, épuisés des quelques coups de pédales et claqués par le soleil et la chaleur de ce coin aride. 15h30, nous laissons nos montures, avec la prétention de peut-être les reprendre plus tard pour faire le tour du village, ce que nous ne ferons pas, choisissant plutôt la piscine...
Puis la relaxation, quelques bouts de texte, et un resto indien, l'Aroma, bien coté par Lonely Planet. Délicieux, agréable, et pas loin de l'hôtel...
À demain!
19 mars, Bagan
Bagan nous attend. Cette ville sacrée, aux 3000 temples et pagodes disséminés sur environ 42km carrés, est devenue le haut lieu touristique du Myanmar. Il y a des touristes partout! Vite, sauvons-nous sur nos e-bike si nous voulons consacrer au moins deux minutes à chaque pagode ou temple, soit environ 100 heures, sans compter la route à parcourir. Nous devrons réviser notre horaire pour laisser un peu de place au hasard...
Encore une belle journée en perspective. Nous sommes d'équerre sur nos bicyclettes électriques qui nous permettent d'avoir l'air vaillant en donnant quelques coups de pédales lorsqu'on admire notre vélocité. Quelques tours autour de l'hôtel, nous revenons pour régler un problème de frein (absent), et nous voilà sur la route du Vieux Bagan.
S'installe alors comme un rituel: nous arrivons, sautons en bas de nos montures, refusons les cartes postales vendues par les enfants, enlevons nos souliers et nos bas, répétons à tout le monde que nous venons du Kanéda, puis nous visitons les temples en briques chaulées, pleins de corridors aux murs de 2-3 mètres d'épaisseur... Nous ressortons du temple, remettons nos bas et souliers, refusons encore les cartes postales vendues par les enfants, répétons que nous venons du Kanéda et... nous nous élançons vers une autre pagode.
Le soleil est brûlant, le traffic est dense, mais la route est agréable. Les klaxons se font rares et les habitués font attention aux touristes insécures qui contournent les trous ou regardent en l'air à la recherche d'une nouvelle pagode. Et ce qui devait arriver arriva... À la sortie du village de Myinkaba, presque à l'extrême sud de notre parcours, Luc crève son pneu arrière... Les gens sont super, nous aident à communiquer avec notre hôtel, et la bicyclette est remplacée dans les 10 minutes!
Nous remontons par des petites routes moins achalandées et, comme nous croyons avoir assez vu de temples et pagodes et suffisamment de vendeurs et vendeuses du temple, nous nous contentons de quelques photos à distance et nous rentrons, épuisés des quelques coups de pédales et claqués par le soleil et la chaleur de ce coin aride. 15h30, nous laissons nos montures, avec la prétention de peut-être les reprendre plus tard pour faire le tour du village, ce que nous ne ferons pas, choisissant plutôt la piscine...
Puis la relaxation, quelques bouts de texte, et un resto indien, l'Aroma, bien coté par Lonely Planet. Délicieux, agréable, et pas loin de l'hôtel...
À demain!
yanmar
2015
M
20 mars, Mont Popa
Popa veut dire fleur. La légende dit que cette montagne a surgi à la suite d'un tremblement de terre et, grâce à la terre volcanique fertile qui la couvrait, elle se parait de fleurs tout au long de l'année. Quelle endroit merveilleux pour construire un monastère et permettre aux pèlerins d'expier leurs péchés en y montant. Aujourd'hui, les fleurs se font rares, mais la montée est toujours bien présente avec ses 777 marches.
Nous quittons tôt ce matin pour le mont Popa, en 4X4 s'il-vous-plaît! Tout est en douceur avec notre jeune chauffeur, Myo Myo, tout le contraire de U-Chit. Chemin faisant, nous assistons à la fabrication de l'huile d'arachide: 4kg d'arachides écrasées dans une presse actionnée par un boeuf. Deux heures donnent deux litres d'huile non raffinée; le résidu du pressage nourrit le boeuf... Et pourtant, on ne trouve pas de beurre d'arachides ici!
Plus loin, on nous explique le processus de fabrication du sucre de palme (délicieux!); un processus qui s'apparente à celui du sirop d'érable. Enfin, on nous offre de goûter au vin de palme... Dans les faits, c'est un alcool à 40% distillé de manière artisanale assez ingénieuse.
La route se déroule et on peut apercevoir dans ce territoire aride des files de gens à pied, en charrettes, en tracteurs qui attendent de pouvoir remplir toute sorte de contenants avec l'eau d'un puits creusé gratuitement par le Japon.
Et toujours tout le long de la route, ces enfants qui s'élancent vers les véhicules et criant et gesticulant pour demander de l'argent... "Ils sont en vacances et ils sont pauvres", nous explique le chauffeur. Parfois, nous croisons des personnes âgées assises à même la chaussée, la main tendue... Troublant!
Dans ce coin désertique, s'élève à l'improviste une colonne bleue et rouge: un réservoir de gaz naturel destiné à la Chine qui possède aussi le gisement gazier comme d'autres mines d'ailleurs.
Au pied du mont Popa, le village dont toute l'activité tourne autour du marché local; on y retrouve même une pépinière!
Et voici le fameux monastère avec ses 777 marches ( pour les Birmans, très superstitieux, c'est un chiffre chanceux!) à gravir pieds nus entre deux colonnes de vendeurs de babioles. Il y a foule! Et parmi cette cohue, beaucoup de jeunes ados souriants et curieux, qui veulent se faire photographier avec Sylvie. Ne soyez pas surpris de la retrouver sur Facebook! Un bain de foule chaleureux, puis un saut dans la piscine pour clore cette magnifique journée.
Demain? Un autobus "direct" pour Kalaw...
21 mars, de Bagan à Kalaw
06h30. Le tuktuk nous ramasse pour nous amener à l'autobus. Un pèlerinage d'une heure à sautiller dans la boîte du camion pour faire la tournée des hôtels et ramasser les clients.
Notre "direct" arrêtera au moins 20 fois pour embarquer des passagers. Les derniers seront assis sur des tabourets en plastic dans le milieu de l'allée durant les 8 heures que dureront le trajet! Les birmans sont faits forts. Un seul arrêt bouffe/pipi est prévu!
Nous roulons à flanc de montagnes et n'osons pas trop regarder en bas. Le trajet sera l'occasion d'apprécier le travail très difficile des femmes et des hommes affectés à la réfection des routes par une chaleur de 34C avec pour outils quelques pelles et beaucoup de paniers d'osier.
15h30. Nous arrivons à Kalaw au terme d'une montée sinueuse qui a mis un peu à l'épreuve nos estomacs. Pour prendre l'air, nous marchons jusqu'à notre hôtel situé en périphérie de la ville. Notre balcon nous offre une vue magnifique sur les montagnes que nous venons de traverser.
Une fois enregistrés, nous repartons à bicyclette chez l'Oncle Sam pour organiser nos prochaines journées. Un charmant homme, très accommodant, nous organise deux treks qui répondent exactement à nos attentes, soit un minimum d'efforts pour un maximum de satisfaction...
Au sortir de la boutique, nous soupons dans un resto indien où Sylvie savoure un Biryani et Luc, un riz frit aux légumes. Au retour, la fête bat son plein dans une rue avoisinante et qu'entend-on? Une toune de Céline! Bon, en anglais, mais ça rappelle le froid pays!
Nous serons prêts pour demain.
Popa veut dire fleur. La légende dit que cette montagne a surgi à la suite d'un tremblement de terre et, grâce à la terre volcanique fertile qui la couvrait, elle se parait de fleurs tout au long de l'année. Quelle endroit merveilleux pour construire un monastère et permettre aux pèlerins d'expier leurs péchés en y montant. Aujourd'hui, les fleurs se font rares, mais la montée est toujours bien présente avec ses 777 marches.
Nous quittons tôt ce matin pour le mont Popa, en 4X4 s'il-vous-plaît! Tout est en douceur avec notre jeune chauffeur, Myo Myo, tout le contraire de U-Chit. Chemin faisant, nous assistons à la fabrication de l'huile d'arachide: 4kg d'arachides écrasées dans une presse actionnée par un boeuf. Deux heures donnent deux litres d'huile non raffinée; le résidu du pressage nourrit le boeuf... Et pourtant, on ne trouve pas de beurre d'arachides ici!
Plus loin, on nous explique le processus de fabrication du sucre de palme (délicieux!); un processus qui s'apparente à celui du sirop d'érable. Enfin, on nous offre de goûter au vin de palme... Dans les faits, c'est un alcool à 40% distillé de manière artisanale assez ingénieuse.
La route se déroule et on peut apercevoir dans ce territoire aride des files de gens à pied, en charrettes, en tracteurs qui attendent de pouvoir remplir toute sorte de contenants avec l'eau d'un puits creusé gratuitement par le Japon.
Et toujours tout le long de la route, ces enfants qui s'élancent vers les véhicules et criant et gesticulant pour demander de l'argent... "Ils sont en vacances et ils sont pauvres", nous explique le chauffeur. Parfois, nous croisons des personnes âgées assises à même la chaussée, la main tendue... Troublant!
Dans ce coin désertique, s'élève à l'improviste une colonne bleue et rouge: un réservoir de gaz naturel destiné à la Chine qui possède aussi le gisement gazier comme d'autres mines d'ailleurs.
Au pied du mont Popa, le village dont toute l'activité tourne autour du marché local; on y retrouve même une pépinière!
Et voici le fameux monastère avec ses 777 marches ( pour les Birmans, très superstitieux, c'est un chiffre chanceux!) à gravir pieds nus entre deux colonnes de vendeurs de babioles. Il y a foule! Et parmi cette cohue, beaucoup de jeunes ados souriants et curieux, qui veulent se faire photographier avec Sylvie. Ne soyez pas surpris de la retrouver sur Facebook! Un bain de foule chaleureux, puis un saut dans la piscine pour clore cette magnifique journée.
Demain? Un autobus "direct" pour Kalaw...
21 mars, de Bagan à Kalaw
06h30. Le tuktuk nous ramasse pour nous amener à l'autobus. Un pèlerinage d'une heure à sautiller dans la boîte du camion pour faire la tournée des hôtels et ramasser les clients.
Notre "direct" arrêtera au moins 20 fois pour embarquer des passagers. Les derniers seront assis sur des tabourets en plastic dans le milieu de l'allée durant les 8 heures que dureront le trajet! Les birmans sont faits forts. Un seul arrêt bouffe/pipi est prévu!
Nous roulons à flanc de montagnes et n'osons pas trop regarder en bas. Le trajet sera l'occasion d'apprécier le travail très difficile des femmes et des hommes affectés à la réfection des routes par une chaleur de 34C avec pour outils quelques pelles et beaucoup de paniers d'osier.
15h30. Nous arrivons à Kalaw au terme d'une montée sinueuse qui a mis un peu à l'épreuve nos estomacs. Pour prendre l'air, nous marchons jusqu'à notre hôtel situé en périphérie de la ville. Notre balcon nous offre une vue magnifique sur les montagnes que nous venons de traverser.
Une fois enregistrés, nous repartons à bicyclette chez l'Oncle Sam pour organiser nos prochaines journées. Un charmant homme, très accommodant, nous organise deux treks qui répondent exactement à nos attentes, soit un minimum d'efforts pour un maximum de satisfaction...
Au sortir de la boutique, nous soupons dans un resto indien où Sylvie savoure un Biryani et Luc, un riz frit aux légumes. Au retour, la fête bat son plein dans une rue avoisinante et qu'entend-on? Une toune de Céline! Bon, en anglais, mais ça rappelle le froid pays!
Nous serons prêts pour demain.