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Visite de la Ciudad de Panamá

Chaud et humide avec quelques gouttes de pluie et un 30C qui réchauffe l'âme… À peine debout, de notre fenêtre du 29e étage, nous contemplons la baie de Panama City et ses bateaux qui, patiemment, attendent leur tour pour entrer dans le canal. Quel accueil! De plus, un déjeuner 5***** nous attend à la salle à manger de l'hôtel. Ça nous aidera à tenir le coup jusqu'au souper!

Et c'est un départ…

Aujourd'hui, c'est fête au Panama; hier, c'était fête aussi; et demain, ce sera fête encore! Les Panaméens fêtent en grand leur indépendance de la Colombie en 1903. Il y a des défilés, des enfants partout, les gens sont maquillés et souriants, le temps est à la fête. L'inconvénient pour les touristes, c'est que plusieurs rues sont fermées, de même que certains services et que personne ne sait vraiment lesquels… Nous oublions donc le métro, l'autobus et la montée du Cerro Ancon - fermé, non non ouvert, peut-être fermé, qui sait??? - et nous sautons dans un taxi en direction du Casco Antiguo. Oui, bien sûr, Sylvie s'est chargée au préalable de la négociation avec Francisco… Un sourire, quelques mots d'espagnol et, le prix convenu, nous voilà avalés par la circulation panaméenne. Une première expérience qui nous laisse un peu perplexes quant à notre projet de louer une voiture…

Le Casco Antiguo, c'est l'époque coloniale, le tout en pleine restauration actuellement. Nous avons le sentiment de retrouver dans cette architecture les vieux hangars de l'époque marchande, les bureaux des anciennes compagnie de négoce et le vieux théâtre auquel on cherche à redonner vie. Les églises sont aussi témoins de cette époque révolue. Les vieux, assis sur le parvis, sont tout disposés à partager avec nous quelques bribes de l'histoire… dans un espagnol qui nous échappe un peu.

Dans le dédale des petites rues, nous nous rendons à la place de la Cathédrale, puis au Musée du Canal Interocéanique, puis jusqu'à la Plaza de Francia où nous croisons l'Ambassade de France. Face à nous, un obélisque surmonté d'un coq gaulois regardant l'entrée du Canal et des statues rendent hommage aux constructeurs du Canal Français. Sur la droite, un grand escalier nous conduit sur l'esplanade du Paseo de las Bóvedas. Cet ancien chemin de ronde offre un beau point de vue sur le Pacifique. À droite, l'entrée du Canal avec le pont des Amériques et le coloré Musée de la Biodiversité de Franck Gehry, enfin derrière nous, la ville nouvelle et ses gratte-ciel. Un curieux mélange d'ancien et de nouveau.

Nous traversons ensuite des quartiers animés, parfois même assez intrigants, pour ne pas dire un peu apeurants, pour nous rendre jusqu'au mercado de mariscos, une foire de restos et d'échopes qui offrent tous plus ou moins les mêmes poissons et fruits de mer dans un parfum peut-être parfois un peu trop insistant pour cette fin d'avant-midi. Nous nous frayons un chemin à travers l'insistance bon enfant des serveurs qui nous interpèlent et qui acceptent en souriant nos «No gracias!». Un avant-midi et un bain de foule coloré et agréable…

Après avoir grignoté barres tendres et noix sur la promenade ombragée qui longe la baie, nous cherchons un taxi. Toujours négocier: un sourire quelques mots d'espagnol nous mettent en route vers les écluses de Miraflores. Comme le trafic des navires qui traversent le Canal est sujet à des changements de sens (environ toutes les 6 heures) et que cela implique des temps morts aux écluses, il est recommandé d'être là vers les 14h.

Et nous ne sommes pas les seuls à le savoir… À notre arrivée, la foule -et elle est nombreuse- se masse sur les bords de la promenade supérieure pour voir les bateaux arriver. Nous sommes gâtés: il y en a beaucoup et de tout acabit. C'est un spectacle impressionnant que Robert ne veut surtout pas manquer en essayant tant bien que mal de se frayer un chemin pour immortaliser l'instant. Nous avons tout notre temps… En attendant que la foule se dissipe à la prochaine accalmie, nous en profitons pour aller au musée avant la fermeture; encore un bel endroit avec son simulateur de passage des écluses et un historique photographique fort bien documenté.

À la sortie du musée, le soleil est déjà en train de se coucher et les gens quittent les lieux, car les accès aux quais sont fermés à compter de 17h. Dommage, car le canal est en fonction 24h sur 24 et les écluses sont éclairées toute la nuit. Nous avions lu que le spectacle en valait la peine et que le seul endroit pour y assister était le restaurant de Microflores. Qu'à cela ne tienne! Nous voici aussitôt à l'étage supérieur du restaurant, tout fin seuls, à prendre une bière en admirant les Panamax qui enfilent le canal presque accrochés aux parois. Avec le soleil couchant, nous sommes sous le charme. Une deuxième bière et une entrée nous mènent en soirée à observer le flot ininterrompu de bateaux. Wow!

Au moment de quitter Miraflores… Surprise! Il fait une noirceur de charbon, plus un chat, plus un taxi… On nous avait pourtant dit de ne pas nous inquiéter, qu'il y avait toujours des taxis! On ne s'inquiète pas mais après une longue attente, rien ne pointe à l'horizon toujours noir charbon… Finalement, la dame du resto-bar appelle quelqu'un qui devrait, peut-être, pouvoir, si c'est possible, nous ramener en ville… Le temps passe et enfin, un jeune homme souriant nous invite à prendre place dans son taxi. Mettons que le pouvoir de négociation est à son plus faible, mais la jase avec le chauffeur est hyper agréable et ponctuée d'éclats de rire tout au long de la randonnée. Merci! un pourboire avec ça!

Pour terminer cette journée bien remplie, quoi de mieux qu'un super Burger King accompagné d'un ou deux verres de rouge que Robert et Manon avait apporté dans leur bagage.
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