La Ruta Maya

Cambiar el mundo, dia por dia

Jour 3

28 FÉVRIER
CHICHEN ITZA / MERIDA


Entrez dans l’histoire…
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Paons

À l’hôtel Mayaland où nous logeons pour notre séjour à Chichen Itza, il n’y a pas que des touristes… À travers les arbres tropicaux et les plantes exotiques qui donnent un charme indéniable à ce lieu d’hébergement, des iguanes, des paons et une foule d’oiseaux de toutes sortes se promènent allègrement. Ils ne se gênent pas non plus pour émettre des cris bizarres et stridents à toute heure du jour… et parfois de la nuit. C’est au réveil qu’ils sont les plus actifs, et plusieurs d’entre nous ont donc eu droit à un réveil-matin naturel…

Rien de mieux pour commencer la journée, une journée qui nous permet d’entrer dans l’histoire en empruntant tout simplement un petit sentier de terre battue qui nous mène de l’hôtel au site archéologique. Notre guide Javier ouvre la voie au groupe de jeunes fureteurs. Véritable mine d’information sur la civilisation Maya et sur l’ensemble du Yucatan, Javier explique avec force et détail les caractéristiques de Chichen Itza, et ce, dans un espagnol dont le rythme est spécialement adapté à son jeune public. L’intérêt des jeunes est certain. Ils apprennent la signification de Chichen Itza, bouche du puits des dieux, qui fait référence à la cenote sacrée de ce site maya. Ils questionnent la véracité du film Apocalypto et la différence entre les sacrifices humains pratiqués par les Mayas et par les Aztèques. Ils veulent connaître les règles du jeu de balle, surtout le sort des vainqueurs qui étaient souvent sacrifiés mais dont la mort était honorable. Ils s’interrogent sur la conception astronomique de la pyramide El Castillo de laquelle descendent des têtes de serpent aux équinoxes et aux solstices à partir d’effets d’ombre et de lumière.

Mais ce qui impressionne le plus les jeunes, c’est bien sûr le site lui-même, magnifique et grandiose. Pour résumer ce sentiment, devant la pyramide El Castillo, Livia dira : «Cette pyramide impose le respect». Chacun prend les photos du site qui s’imposent, celles de leurs compagnons, quelques-unes d’eux-mêmes, on se taquine un peu, on se bouscule, on rit, et les animateurs tentent tant bien que mal de ramener une certaine discipline, mais les jeunes sont jeunes et il fait chaud!

Nous ne devons certes pas nous plaindre de la chaleur auprès de vous, vous nos lecteurs qui avez encore les deux pieds dans la neige et la tuque sur la tête. Mais essayez de vous imaginer 36 jeunes aventuriers qui sortent à peine de cette neige pour se faire brûler par un soleil de fin juillet. Tout le monde sue à grosses gouttes, et le plus beau site archéologique perd lentement son intérêt pour ressembler à un grand champ où nous sommes littéralement en train de cuire. L’intérêt pour la piscine se fait pour sa part de plus en plus fort. Ainsi, comme des chevaux qui rentrent à l’écurie pour se désaltérer, les jeunes ont parcouru le chemin du retour d’un pas beaucoup plus rapide…

Voilà pour l’histoire! Qu’est-ce qu’on fait maintenant? On se ramasse, on prépare nos valises, on les transporte à l’autobus, on remplit nos gourdes, on embarque dans l’autobus, et tout ça de façon ordonnée et disciplinée, «S’IL-VOUS-PLAÎT» ajoute les accompagnateurs. La fatigue commence bien sûr à se faire ressentir et l’organisation au jour le jour est souvent compliquée surtout quand on doit faire face à des imprévus, comme l’épisode de nos valises par exemple. Néanmoins, la gestion des activités, des besoins ou de la fatigue commence à se roder. 36 jeunes, il faut les occuper! Si bien que sur la route de Mérida, nous sommes arrêtés dans un petit village pour jouer une petite partie de soccer. Eh! Oui. Malgré la fatigue et le soleil, ce fut le succès du jour. Lisons bien, succès de défoulement et non succès sportif, car notre équipe a dû faire face à des adversaires de taille.

À l’arrivée à Mérida, repos exigé et bien sûr piscine. En soirée, la détente est au programme avec de la confection de colliers et des jeux.

Histoire maintenant de récupérer...