Les 22-23 et 24 novembre 2009
La route du désert

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Après Pétra, nous nous sommes rendus à Wadi Rum où nous avions réservé pour une journée de 4x4 et un coucher sous la tente. À notre arrivée, nous n’avons pas trouvé Mohammed, mais plutôt un nombre indéfini de cousins qui étaient disposés à le remplacer. Plus loin, à travers les quelques 300 Jeeps embusquées derrière le bureau d’accueil, nous avons aperçu une cohorte de Japonais masqués et gantés qui s’apprêtaient à prendre la piste dans des boîtes de camionnettes. Exit la bucolie!

Comme les nuits sont très froides et que Pétra nous a donné un avant-goût du mépris des Bédouins à l’égard des touristes, nous avons changé nos plans et économisé 200$.

Nous avons fait une coche sur notre liste et sommes descendus jusqu’à Acaba. À une intersection, nous avons suivi les indications pour la route 15 et nous avons abouti près de la frontière saoudienne! Le temps manquait et nous avons rebroussé chemin pour remonter la route du désert jusqu’à Madaba. C’est là que nous respirons le mieux...

Jetez un coup d’oeil sur cette fin de journée à Madaba... Danse au coucher de soleil.


Béthanie

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La Jordanie, c’est aussi un tourisme religieux... À Madaba, à l’église orthodoxe grecque, nous avons croisé des participantes très enflammées( 2 autobus)_de «Évangélisation 2000» en pèlerinage sous le thème «Le triomphe de l’Amour». L’abbé Thompson de Sherbrooke les accompagne. La foi ne connaît pas de frontières.

Dans ce souffle curieux, nous nous sommes rendus à Béthanie, là où sur les rives du Jourdain, Jésus aurait été baptisé... En fait, tout à Bethanie se conjugue au conditionnel... Il suffit d’avoir la foi! De l’endroit où Jean-Baptiste officiait, il ne reste que quelques pierres présumées originelles. Le Jourdain aurait coulé ici jadis avant de se déplacer!!!

Selon le guide des lieux, on n’est certain de rien, il faut la foi. Mais les touristes russes et espagnols qui nous accompagnent n’en ont cure... leurs convictions sont suffisantes.

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On les voit plonger dans ce qui subsiste du fleuve originel pour un renouveau baptismal symbolique, sous le regard bienveillant de l’église orthodoxe construite à deux pas, pratiquement sur la frontière Jordanie/Israël. Les voyeurs peuvent cliquer sur Jourdain. C’est une scène prenante que ces gens de tous les âges qui viennent renouer avec leurs traditions.

Sylvie n’a pu résister et y est aller d’une trempette de la main que j’ai immortalisé sur photo...





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Le Jourdain

Ce «fleuve» qui coule depuis 200km n’est plus ici que l’ombre de lui-même. Siphonné sur toute sa longueur par la Jordanie et surtout par Israël, il méandre jusqu’à devenir, à quelques kilomètres de la Mer Morte, un ruisseau bourbeux qui porte tous les péchés du monde. En cela, il n’est pas sans rappeler le Gange: ici aussi, on vient pour se purifier!
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Comme c’est le seul affluent permanent de la mer Morte, pas surprenant qu’elle se meure: son niveau baisse d’un mètre par année. On prévoit sa disparition pour l’an 2050. On ne serait pas surpris que la Jordanie en fasse un méga événement touristique si ce pays n’a pas su convaincre la communauté internationale de trouver une solution à son problème!!!

Le spectacle de berges blanchies par le sel est déjà tout à la fois éblouissant et désolant.


La Mer Morte

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Nous l’avons longée en voiture, nous l’avons longuement regardée. Nous ne nous y sommes pas baignés! Les endroits où les berges sont accessibles sont monopolisée par les complexes hôteliers qui en monnayent l’accès. Il en coûte entre 12$ et 18$ pour accéder à la plage (que tu te baignes ou non) sans compter les frais de douche et de salle de bain... Un vrai racket!

Nous avons cherché un accès gratuit qu’on nous avait recommandé, mais nous ne l’avons pas trouvé. Nous sommes passés à côté. Nous nous sommes satisfaits des couchers de soleil nappés dans les vapeurs de cette mer qui agonise.

Un chant du cygne presque mystique qui ne coûte rien... pour le moment.