Cienfuegos

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11 janvier 2016

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Janvier 11, 2016
Cienfuegos
Hébergement: Hostal Julia, Prado #4018 e/40 y42. (25CUC) et petit-déj. minimal(4CUC)
journée nuageuse ,22C

Nous retenons notre souffle… Peut-être Wilfredo va-t-il distiller au fur et à mesure des plats qu’il dépose sur la table les réponses à nos demandes d’avant hier. Sylvie trouve difficile cette situation contrôlante. Enfin, Roberto est disponible pour la journée (100CUC)et nous aurons une casa à Cienfuegos (on ne réussit pas à savoir laquelle, mais Roberto sait où la trouver!) Nous connaissons pour la première fois ici cette sensation désagréable de ne rien contrôler, de recevoir l’information au compte-gouttes, d’être pris en charge (No hay problema!).
Bon, c’est le début d’une longue journée!
Roberto est une mine d’infos à propos de la situation politique et économique du pays, à propos des réseaux informels qui s’enrichissent aux frais du gouvernement tout en lui réclamant tout… à propos du travail au noir et la naissance d’une nouvelle classe moyenne plus riche grâce à l’apport de devises étrangères envoyées par la diaspora.
Aujourd’hui, d’abord un long détour nous amène à Playa Girón. Ici, un musée (encore) à la gloire de la révolution; on y relit les moments marquants de la reconquête de l’île. L’hôtel et son horizon de brise lame en béton sont les vestiges d’une époque révolue. Nous en profitons pour faire une pause au cenote dans lequel Sylvie a déjà fait de la plongée: Cueva de pescas. Exit le petit côté sauvage de l’époque; aujourd’hui, au bout du sentier, il y a un restaurant, un bureau de plongée et des locaux pour se changer et… beaucoup de monde.
Un autre détour nous amène à Caleta Buena. Un coin perdu au bout d’une route cahoteuse où pour 10CUC, on peut se baigner dans une eau cristalline d’une crique rocheuse que l’on partage avec une multitude de poissons multicolores. Un rêve! Même s’il n’y a pas beaucoup d’ombre.
Le temps passe et nous arrivons à Cienfuegos. Une belle ville, propre et calme, niché au fond d’une baie sillonnée par les pétroliers et les porte-containers. Nous filons sur la calle 37 communément appelé le Prado. Roberto nous dépose à l’Hostal Julia, à distance de marche de tout. Une fois installés, nous filons vers le centre et prenons une bière sur le toit de l’Hotel Unión avec une vue imprenable sur le port, sur la plaza central et sur le Prado qui longe la mer…
Puis, souper au resto Doña Nora sur le Prado: une excellent cuisine dans un resto bondé mais curieusement peu fréquenté par les touristes étrangers. Notre première nuit à l’hostal fut mouvementé: à tout moment nous entendions un claquement accompagné d’une lueur fulgurante… venant de la salle de bain. Au bout de quelques fois, une visite du côté de la douche nous révèle que l’étincelle provient du chauffe-eau installé sur le pommeau de douche. Pas rassurant! Et dire que nous avons pris nos douches ce soir!
Nous verrons cela avec le proprio demain.

12 janvier 2016,

Janvier 12, 2016
Cienfuegos
nuageux, 22C

Le proprio va appeler un électricien de ses amis; en attendant, il va vérifier (!) le tout. Devons-nous être rassurés?
Ce matin, nous empruntons le ferry (4CUC) en direction du Fortaleza de los Ángeles de Yagua (2CUC), petite forteresse à l’entrée de la baie de Cienfuegos qui montait la garde contre les pirates. Durant la traversée dans le sillage d’un pétrolier (c’est plutôt gros), nous avons pu jaser avec des étudiants cubains. Le navire de 120 places en accueille aux bas mots 200 plus les motos et bicyclettes. Nous avons mieux compris le pourquoi de la bousculade à la billetterie: il n’y avait que 30 places assises qu’on se dispute âprement, mais pas mal de place sur le toit! La visite de la Fortaleza, (qui n’a jamais tiré un seul boulet) valait le coup, une guide drôlement bien documentée et des lieux fort bien restaurés.
Au retour, petite visite à la Torre Ferrer(2CUC), ancienne résidence d’une des familles les plus riches de l’île, pour la vue sur le Parque Central et arrêt à la terrasse du théâtreTerry pour une ou deux bières hollandaises et un peu de musique. Nous soupons à nouveau chez Doña Nora sur le balcon avec vue sur le Prado avec musique en fond de scène. Le cordero borracho (agneau à la bière) est cuit juste à point, ça fera oublier le conejo (lapin) qui n’est pas au menu encore ce soir. De beaux moments!
Une dernière promenade sur le Prado, histoire de profiter de la fraîcheur et du Wifi accessible pour tous. LA vraie révolution!
Cette nuit nous n’entendons pas de claquements ni ne voyons de lumière fulgurante. Pas de trace non plus de l’électricien; tout au plus un nouveau morceau de duck tape couvre le fil… À qui le tour de douche?

13 janvier 2016

Janvier 13, 2016
Cienfuegos
nuageux, autour de 20C

Nous avons réservé pour demain un taxi (?) afin de visiter la montagne (el Nicho) et le jardin botanique en route vers Trinidad où nous avons réservé une chambre dans une casa particular. Un petit 245km de route de montagne. Notre proprio s’occupe de trouver un taxi (et de toucher une commission, cela va de soi).
Aujourd’hui, nous marchons. Après une longue promenade sur le Prado jusqu’au Palacio de Valle en passant par la Marina Internacional, nous filons vers le centre ville et le Museo Naval où, dans un fourre-tout inextricable, on trouve des listes de noms, des chemises d’inconnus, des clés d’autos et même un petit bateau en sel de mer, oeuvre d’un artiste local. La guide, qui n’a pas dit un seul mot de la visite, se contente d’ouvrir les portes et les lumières…On a même oublié de nous faire payer!
Retour au centre-ville pour visiter le Teatro Terry… En fait, on verse 2CUC/per à l’entrée, pas de billet et on visite, sans autre forme de procès! On peut ainsi assister à une répétition de danse moderne. Un beau spectacle!
Au retour, Sylvie se met en mode «on trouve des chips»! Ça n’existe pas à Cuba, point. À moins d’aimer une sorte de «Pringles» fabriqués au Mexique qui coûte 5,60CAD la boîte! Nous optons pour les salditos (biscuits soda) pour accompagner la bière de fin de journée.
La douche? Pas entendu parler!
Ce soir nous soupons au resto Mamparas, c’est à côté. L’option paella Mamparas vaut le détour! C’est relaxe pour notre dernier soir à Cienfuegos.