Santa Lucia
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17 janvier 2016
Santa Lucia
Casa Martha Santana, Residencial 32, frente al aparthotel Residencia Islazul, a 600metros de la gazolinera y a un km de los hoteles… (facile, non?) (25CUC), petit-dej. excellent(4CUC)
Soleil le matin, nuages en après-midi, et pluie le soir.
Très tôt, nous quittons Daniela et sa vie tumultueuse pour la station de bus. Nous avions payé nos passages à partir de la maison, une très bonne idée. À Cuba, il faut se préparer à faire la file longtemps: échanger la comprobante(preuve d’achat) pour le billet (ça prend le passeport, l’original), obtenir un numéro de siège (que personne ne respecte) et procéder à l’étiquetage des bagages… Surtout s’assurer que les bagages iront dans le bon autobus. C’est le départ (les bus sont ponctuels). Au sortir de Trinidad, le chauffeur ralentit pour nous permettre de contempler la magnifique Valle de los Ingenios avec ses champs de canne à sucre qui font peu à peu place aux grands pâturages. C’est le début d’un trajet de 7h30, dans un bus relativement confortable à partager cependant avec les odeurs de pieds, de dessous de bras et de bouffe… La pause pour le lunch fut la bienvenue et à défaut de chips, on y trouve des frites! À partir de Camagüey, mis à part un arc-en-ciel superbe en après-midi, le décor est monotone surtout composé d’arbustes, de champs et de marais plus fréquents au fur et à mesure qu’on approche de la mer. Nous ne sommes déjà plus que 5 passagers dans le bus et plus que nous deux lorsque nous débarquons au terminal de l’Hôtel Tararaco. Nous n’avons aucune idée de l’endroit où est situé la casa… Hildemar (arrive à bicyclette et vient de la part de la Martha) nous propose un taxi particular (3CUC) pour nous rendre à la résidence, c’est à 3km.
Fatigués, l’endroit ne nous inspire pas… Mais après la rencontre de Martha, quelques bières (toujours pas de chips), un excellent souper, des échanges avec Indira et André et une promenade en bord de mer, tout s’aligne sous de meilleurs augures!
18 janvier 2016
Santa Lucia
Un peu de soleil le matin, nuageux par la suite et frais, environ 18C
06:02h. Nous voilà sur la plage pour admirer le lever du soleil. En fait, ce sera le lever du jour qui laisse filtrer quelques rayons de soleil à travers une épaisse couche nuageuse. On annonce un front froid. La plage est étroite et recouverte d’algues par endroits, on y retrouve beaucoup de détritus de tous ordres. Mais lorsque le soleil se montre, l’eau est d’une couleur éblouissante et la chaleur se fait sentir. Le petit-déjeuner est servi sur la terrasse, tout est bon (omelette immense, pain, fromage, viande, yogourt et jus); il faut se faire au café présucré… de la dynamite!
Au menu de la journée: marche, baignade et plongée à la barrière de corail si le vent tombe. 18,9km plus tard, après avoir longé la plage jusqu’à La Boca, nous revenons à la chambre. La fraîche est tombée, mais le vent, non. C’est l’heure du lavage, de la lecture, de la bière.
Au menu ce soir, un poisson (pargo) cuit sur la braise par Martha, il déborde l’assiette. Un délice servi avec une salade de tomates, betteraves et avocat…
19 janvier 2016
Santa Lucia
Ce matin,le vent souffle fort sous un ciel nuageux, 19C
Après le petit déjeuner copieux, nous allons à l’hôtel Las Brisas, pour récupérer nos courriels et essayer de réserver une place sur le bus de Air Transat qui se rend à Camagüey jeudi soir pour l’avion vers La Havane. Las Brisas, un tout-inclus qui bourdonne de touristes que le Wifi et la fraîcheur du jour a ramassé dans le lobby. Bon! Pas moyen de prendre le courrier, le réseau de l’hôtel est en surcharge(?). À bout de patience, nous passerons directement par Etecsa si possible.
Nous démarchons ensuite pour le bus vers l’aéroport. Résultat. Oui, nous aurons une place (36CUC/2 pers); paiement comptant, pas de reçu (?). nous n’avons qu’à écrire nos noms sur une feuille de papier. L’argent disparaît dans la bourse de la guichetière. Voilà! Aucune garantie? «No hay problema, jueves a las 5:30 de la tarde», qu’elle nous répète. «Pas de problème, je serai là», nous répète en français l’agente québécoise de Air Transat. On verra jeudi.
Encore une longue marche sur la plage au milieu des algues. Le vent souffle toujours; au loin, on entend les vagues qui se brisent sur la barrière de corail. Aucun pêcheur ne veut sortir pour aller faire de la plongée. C’est une petite déception.
L’internet nous refuse obstinément l’accès, alors que pour d’autres, ça fonctionne… Sylvie est sur le bord de prendre ça personnel!!! Bof! On verra demain.
C’est toujours intéressant de jaser avec Martha… on dirait qu’elle écoute mais elle ne retient que ce qui fait son affaire ou encore elle répond à des questions qu’on ne pose pas. Peut-être que notre espagnol est pourri? Au demeurant, elle est très sympathique.
Au menu souper: poulet grillé, soupe poulet et nouilles (avec la cuisse au complet dans le bouillon) et moros y cristianos (riz et fèves noires) en accompagnement avec la salade tomates, concombres et avocat. Nous mangeons très bien. Nous ne commandons qu’un plat pour les deux tant les portions sont généreuses.
20 janvier 2016
Santa Lucia
encore un vent à écorner les boeufs avec quelques averses et 18C
La musique du bar voisin nous a gardés éveillés jusqu’à 02h. Une sorte de reggaeton à base de batterie et de basse hyper rythmé. Finalement, après avoir «dépompé», nous nous endormons jusqu’à ce que le Belarus(tracteur russe) municipal vienne faucher le terrain voisin qui sert aussi un peu de dépotoir. Ça fauche n’importe quoi.
Le temps est incertain, mais l’attrait de l’eau nous ramène sur la plage. Nous croisons parfois quelques Cubains; à peine avons-nous salué une dizaine de touristes durant toutes nos marches en bord de mer. C’est le charme de Playa Santa Lucia. Pour la baignade, on repassera quand il fera plus chaud.
Au retour, contrôle touristique.
Le contrôle touristique ici, c’est du sérieux! Les agents sont venus à quatre dans leur petite Lada pour vérifier les comptes de Martha: un agent qui vérifie et les trois autres qui l’observent. Nous devons fournir nos passeports… C’est très mal vu (parfois carrément interdit) pour un étranger de partager sa chambre avec une personne cubaine. C’est possible mais sous certaines conditions(?) Dans le cas ici, les deux étrangers partagent leur chambre avec des cubaines. Pourtant, Martha n’a pas l’air nerveuse!
Nouvelle promenade sur la plage, sous le vent. Les planchistes s’en donnent à coeur joie et le spectacle est beau à voir. Les pêcheurs ne veulent toujours pas sortir pour la barrière. Exit à nouveau la plongée.
L’après-midi est consacré à la lecture et à une petite visite à la gazolinera pour de la bière. En fin de journée, nous arpentons toutes les rues du quartier, histoire de voir comment s’organisent les gens: quelques tiendas (dépanneurs) presque vides sauf pour le ron, la bière et des biscottes; un magasin de souliers rempli à rebord; une agence de vente et de location d’appartements, des petits bars qui ne s’activent que le soir; une fermette où déambulent un paon, un lama et un cortège de poules multicolores. Les maisons s’animent, la musique est omniprésente. Nous n’avons vu aucune autre casa particular qui offre de chambres… du moins officiellement.
Pour notre dernier souper, nous commandons un potage au poulet (un repas en soi) et une langosta a la cubana avec la traditionnelle salade de tomates, concombres et avocats… Un festin! Il ne manque que le vin pour honorer le plat.
21 janvier 2016
Santa Lucia
Ciel menaçant qui nous inonde à tout moment
Pas de musique cette nuit… Ouf! Ce matin, une pluie lourde s’abat sur la casa, qui amortit tous les bruits extérieurs. Le déjeuner se fait attendre, à croire que le monde autour n’existe plus. Une impression étrange. Puis, la pluie s’éloigne, la cuisine s’active: la vie reprend son cours.
Après un petit-déjeuner allongé, nous réglons la note avec Hildemar (200CUC pour 4nuits tout inclus).
Nous partons à la hâte pour Las Brisas sous un ciel menaçant qui tient le coup. Les premières gouttelettes font leur apparition dans le stationnement de l’hôtel… puis le déluge! Des trombes d’eau s’abattent alimentées par le vent de la mer. Le Lobby est inondé et les bagages déjà en attente d’un bus baignent dans l’eau…
mais les bars ne ferment pas pour leurs clients du todo incluido. Spectacle pas toujours édifiant!
Nous quittons finalement Las Brisas vers 17h30 pour l’aéroport de Camagüey. Une heure de route sans salle de bain… Certains trouvent le temps long! Ça se bouscule un peu à la sortie…
Sylvie l’avait pressenti… Il y a deux aérogares: celle où nous sommes pour les vols internationaux et l’autre, deux km plus loin, pour les vols locaux. C’est reparti!
La pluie a cessé. Une petite salle d’attente avec des chaises droites et un écran qui diffuse une telenovela dans laquelle les personnages se regardent en buvant les mojitos en roulant des yeux et en cherchant quoi dire; pendant qu’une fillette parle avec sa maman avec la main devant sa bouche. C’est à n’y rien comprendre! L’autre écran sautille en nous rappelant les heures des prochains vols. Surprise! Notre vol est encore reporté d’une heure. Ouais. Dans la petite pièce, la clim est réglée à 16C. Rien à faire: c’est le central.
Enfin, le départ est annoncé; il est 11h30, presque 12h de retard. Nous sortons, prenons un bus et… retournons à l’aéroport international pour monter dans un antique ATR 72 qui a largement dépassé la date de péremption: siège défoncé, accoudoir au métal. Et les deux agentes de bord n’ont pas bougé du siège où elles étaient assises quand nous sommes entrés jusqu’après le débarquement! Incroyable!
01:40 Nous arrivons à La Casa El Mirador. Le proprio endormi nous attendait. Nous discuterons demain. Au lit!