Le 10 octobre 2009
Un peu de détente à Agadir

Hier, nous avons arpenté la ville de long en large pour nous dégourdir un peu après le 4x4 et le chameau. Mais aujourd’hui, c’est la détente...

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Matin de farniente dans le jardin de l'hôtel Ibis, histoire de coucher sur papier quelques réflexions sur ce pays si différent et si captivant. C'est une belle saison pour voyager ici, les Marocains sont moins pressés. Dans les campagnes et les villages, les récoltes sont terminées et dans les grands centres, les hordes de touristes sont reparties: les Marocains ont désormais le temps de jaser avec les étrangers de passage. « Les retraités - comme ils les appellent - ce sont des touristes différents.» Le message tarde à se rendre auprès des rabatteurs et des boutiques de souvenirs... Encore là, tout se joue entre une insistance gentille d'une part , et un refus poli et souriant qui est le plus souvent accueilli par un «Bon séjour!».

Au moins dans les grandes villes et les endroits touristiques, les Musulmans marocains témoignent d'une grande tolérance pour notre différence culturelle, voire même à l'égard de nos touristes en shorts et bretelles spaghettis qui côtoient sur le trottoir des femmes voilées. À l'exception des jeunes, les hommes d'ici regardent peu les femmes, mais ils sont fascinés quand une étrangère leur adresse la parole avec quelques mots d'arabe et un sourire... C'est le rassemblement quand elle négocie: rôle traditionnellement dévolu à l'homme. Ça ne donne pas nécessairement de meilleurs résultats, mais c'est beau à voir! Si ça ne débouche pas ou si c'est mal engagé... On met un homme là-dessus!!!

N'en demeure pas moins qu'il faut se méfier du racolage (rabattage) ... parfois extrêmement subtil surtout dans les grandes villes. Quand ils sentent notre méfiance, les Marocains essaient soit de l'endormir, soit de la respecter. Pas toujours facile de voir venir.

Le Maroc est un pays propre... dans l'ensemble, et pas seulement pour les touristes. Le moindre petit village est propre. La gestion des sacs de plastique est encore aléatoire. Ainsi on peut en voir voler sans fin haut dans le ciel de Marrakech, bercés comme des cerfs volants éperdus par la chaleur de la fin d'après-midi. Ou encore voir les abords du désert décorés par des sacs bleus, blancs ou noirs (sacs dans lesquels, par respect pour les Musulmans, on place les contenants de boissons alcoolisées ) qui virevoltent et finissent leur course accrochés à la moindre végétation.

Depuis notre arrivée au Maroc, nous avons vu la ville, les montagnes, le désert, la plage. Et nous n’avons pratiquement pas vu de nuages, il faisait beau partout. Côté transport, nous avons pris le train, l’autobus, le grand taxi, le petit taxi, le 4x4, le chameau... Oubliez l’âne! Nous avons marché, marché et marché, et nous nous en sommes mis plein la vue, autant dans les médinas et les quartiers touristiques que dans les quartiers populaires, les marchés pour les gens de la place, autour des écoles, près des mosquées. Jamais nous nous sommes sentis menacés; les gens sont super gentils et il suffit de 2-3 mots d’arabe pour arracher les plus beaux sourires.

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En ce qui concerne la bouffe, nous mangeons très bien, mais nous nous attendions à un peu plus d’épices et de fines herbes. Il y a bien sûr les tajines, les couscous, les briouates, les brochettes, les salades marocaines, les salades chaudes à l’aubergine, mais le goût n’est pas très très relevé. En général, il y a beaucoup d’olives -délicieuses-, et il y a peu de légumes et de fruits dans les restos, mais nous nous en achetons toujours au marché. Le pain est délicieux! et il y a plein de pâtisseries partout. Par ailleurs, le fameux thé à la menthe marocain est beaucoup trop sucré. Et pour ceux et celles qui s’inquiètent de notre régime santé - liquide et sel (lire bière et chips), même dans un pays musulman, il est facile de trouver une petite gargote, si discrète soit-elle, pour combler tous nos besoins. On est débrouillard quand même!
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Le 11 octobre 2009
En remontant la côte atlantique

Nous avons décidé de prendre un taxi pour remontée la côte atlantique et profiter des paysages côtiers. La veille de notre départ, nous nous sommes donc rendus à la gare routière pour choisir notre Mercedes - on apprend avec l’expérience! - et pour négocier la randonnée avec un chauffeur qui nous ferait visiter ce coin de pays et nous permettrait de prendre des photos. Le lendemain, surprise! - on a toujours à apprendre. À la porte de l’hôtel, un nouveau chauffeur, Hassan, au volant de sa vieille Mercedes toute déglinguée avec 805 687 km de loyaux services... Je vous épargne la description de la Mercedes; disons seulement que nos chameaux étaient plus confortables. Mais parlons plutôt de Hassan, un gentil berbère qui a troqué son chameau pour un taxi.

Hassan connaît deux mots en français, banane et argane, qu’il grogne à qui mieux mieux jusqu’à ce qu’on reconnaisse le fruit. Si bien que lorsqu’il nomme la ville où nous arrivons, je m’attends toujours à voir une banane surgir. Hassan a aussi une très vilaine habitude : il fouille continuellement dans son nez, et très très profondément. «Hassan, arrête de mettre ton doigt dans ton nez», disait mon regard dubitatif. «Non non non, mets-le pas dans ta bouche!»

Inutile de vous dire que nous n’avons pas étiré le plaisir et qu’il n’était pas question d’aller acheter des bananes ou de visiter une fabrique d’huile d’argane ou d’aller souper au restaurant de son frère! De toute façon, nous avions tellement mal aux fesses que nous n’avions qu’un seul souhait : arriver à destination. Heureusement, le supplice n’a duré que trois heures.

Venez faire un petit tour dans sa Mercedes. Ne vous en faites pas, il n’y a pas de scènes disgracieuses!


Les 12-13 octobre 2009
Essaouira, la belle brume...

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Nous venons de passer deux très belles journées à Essaouira, cette magnifique ville fortifiée, ce charmant petit port de pêche à la sardine, ce carrefour culturel d’Afrique et d’Europe, cette importante station balnéaire en devenir... Nous avons pu explorer tous les aspects de ce petit havre de paix et nous espérons qu’il saura conserver tous ses attraits malgré le développement touristique qu’il connaît.

Du haut de notre balcon qui donnait sur la plage d’Essaouira, juste en face des îles, nous avons pu contempler cette ville à travers la brume. Pour en savoir ou en voir davantage, nous vous invitons à aller voir nos photos.

Côte atlantique

Nous partons demain pour Fès.

À bientôt!