Les Everglades
16 avril - Flamingo, Everglades NP
Aussitôt entrés dans ce grand parc national, le 2e plus grand après Yellowstone, nous partons en randonnée avec un
ranger à la recherche de crocrocro... Y'en a partout! Des p'tits, des gros, des énormes!
Ces alligators d'Amérique (il a aussi des crocrodiles dans le nord du parc) ont une très belle dentition. Le jour, ils font la sieste, mais je n'irais pas me risquer à aller les chatouiller dans le cou. Ces petites bêtes sont très bien nourries dans les Everglades, et très bien protégés, car elles sont essentiels à l'ecosystème de ces marais. En période de sécheresse, elles creusent des trous jusqu'à la nappe phréatique, ce qui assure la survie de plusieurs autres espèces et favorisent le développement de la végétation. Bon. C'est tout pour le cours CroCro 101. Disons que dans les sentiers, nous sommes plutôt fascinés par les oiseaux, surtout les Anhingas, qui nagent comme des poissons dans l'eau pour pêcher leurs repas quotidiens.
Nous nous rendons à Flamingo, notre camping, maaaagnifique, mais désert. C'est la saison morte, en fait, le début de la saison morte. Hier, la première pluie d'été est tombée sur les Everglades. Dans 14 jours, les oeufs des maringouins vont éclore et ce ne sera plus vivable pour le commun des mortels. Nous avons le meilleur des deux mondes; il n'y a plus de touristes et il n'y a pas encore de maringouins (et nous n'avons pas vu de
No See bugs...).
Il fait beau en plus! Allons nous promener sur les bords de la Baie de la Floride et dans le petit sentier qui mène à la marina et aux bâtiments d'exposition de cette section du parc. C'est là que les crocros reviennent à ma mémoire. Il paraît que c'est la période des amours et que les mâles se cherchent désespérément une fiancée. C'est dans ce temps-ci qu'on trouve des gros crocros matchos dans les piscines des gens riches et célèbres... Inutile de dire que le pas était rapide et que j'ai peine à vous décrire le paysage.
Nous sommes revenus faire dodo dans notre camping déserté, et la fatigue l'a emporté sur l'imagination...

La côte du Golfe du Mexique
17, 18 et 19 avril - Oscar Schrirer SP
Le lendemain, nous parcourrons quelques sentiers thématiques en retournant à l'entrée du parc, en direction de Miami. C'est vraiment très beau et très bien aménagé. Comme le marais à Magog, multiplié par 1 000 000.
Nous avions décidé de traverser la
Big Cypress National Preserve pour ensuite trouver un camping de l'autre côté des Everglades. Finalement, nous avons commencé à remonter la côte ouest de la Floride, le long du golfe du Mexique, cherchant désespérément des pauvres aux alentours de Naples, de Fort Myers et de Venice. Impossible, que des riches! Et les cabanes directement sur la rive, les plages blanches de coquillages broyés, sûrement à la main...
C'est beau à faire peur!
Nous avons arrêté de chercher et nous sommes allés nous reposer dans dans un State Park, à Osprey, près de Sarasota. Un bon pied à terre pour visiter la région de St-Petersburg.
Alors, un peu de repos, un coup d'oeil sur la plage, le musée de Dali ( un fou et un génie à la fois) et la chasse aux
No See Bugs, avec de l'onguent pour les vieilles piqures et de la perméthrine pour éviter d'en avoir de nouvelles.
Ah oui! Le State Park et son camping... L'Oscar Shrirer State Park n'est peut-être pas aussi maaaagnifique que les précédents, mais il est fort sympathique avec une rivière à kayak et un petit lac où il est recommandé de nager avec prudence en raison de la présence d'alligators...

Le Panhandle
20 et 21 avril - St-Joseph Peninsula SP
Nous avions décidé de rouler le long de la côte, mais il y avait tellement de feux de circulation que ça nous a pris trois heures pour traverser St-Petersburg et Clearwater par la 19. Des centres d'achat et de la publicité pour les firmes d'avocats, on en a vu! J'étais su'l bord de péter ma coche quand finalement on a fini par sortir de cette richesse pour entrer dans une nouvelle pauvreté. Pu besoin de centres d'achat, ni d'avocats.
Le Panhandle, la poignée de la poêle, où se trouve la capitale Tellahassee, est différente des autres régions de la Floride. Elle semble plus au Sud que le reste de la Floride par ses affinités avec les autres états du Sud des États-Unis. La région s'est développée grâce à l'exploitation forestière et à la culture du coton, mais vit davantage aujourd'hui de la pêche et du tourisme. C'est donc plus riche quand on approche des côtes.
Le Gulf Islands National Seashore englobe plusieurs îles le long de la côte dans cette région, ce qui permet aux p'tits pauvres comme nous d'avoir encore accès à toute cette beauté. Nous avons emprunté de petites routes qui traversent des villages de pêcheurs et longent la côte pour nous rendre jusqu'au bout d'une péninsule où se trouve le St-Joseph Peninsula SP. Maaaagnifique! D'autres types de pêcheurs, plus riches, nous y attendaient. Et tout le monde semblait très heureux...
Le mélange des forêts de haut pins et des dunes de sable blanc était assez fascinant, même la nuit avec la vue de notre
bay window arrière.
Une autre différence avec le reste de la Floride. ici, il sera une heure plus tôt dans une dizaine de kilomètres.

22 avril - Fort Perkins, Gulf Seashore NP

Après une bonne nuit de pluie, - ça tombe ici! puis le ciel se remplit d'étoiles, puis la pluie recommence de plus belle -, ce matin le ciel est gris, il vente et il fait assez froid pour endurer une petite laine. Nous partons pour Pensacola, à 260 km, histoire de couper un peu le trajet jusqu'à New Orleans et peut-être pour visiter, le musée de la Navy Aviation (la US Air Force est très présente dans les alentours).
Mais plus on roule sur la 98, plus le ciel se dégage. Nous roulons d'abord près de la côte, dans des villages de pêcheurs, puis dans des plantations de grands pins. Rendus à Panama City, nous renouons avec les centres d'achat et les tours à condos. Il paraît que les plages qui s'étendent d'ici à Pensacola sont parmi les plus belles de la Floride. Comme nous ne les voyions pas, nous avons coupé à Navarre «The best kept secret of Florida» pour nous rendre sur l'île Santa Rosa qui fait partie des Gulf Islands National Seashore. Après la plage de Navarre, nous avançons à 20 km à l'heure (c'est la limite permise) sur une lame de sable blanc pendant une vingtaine de km. Wow! Le sable (90% de quartz) est blanc à en brûler les yeux. Rendus en face de Pensacola, les tours à condos réapparaissent et il n'y a pas de pauvres ici. Nous passons tout droit et nous entrons dans le parc national où se trouve un camping absolument magnifique. On nous y accueille à bras ouverts, chanceux va, et nous oublions le musée pour aller nous faire venter sur la plage presque abandonnée. Le soleil est bon, la mer est froide, le sable est fin et pince la peau blanche de nos pauvres corps. C'est-tu assez triste...

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Montage photos