Tout les chemins mènent à Rome...

Le mardi 18 avril

La température a changé... il fait 7 ce matin. Et 2 en Bretagne selon nos voisins français que nous rencontrerons à Rome au camping Flaminio.

Au terme de 16,70 euros d'autoroute, Valérie, notre GPS perd ses repères et Sylvie, au terme de circonvolutions dont elle a le secret, nous fait aboutir au camping. Mettons que les Romains sont impatients même avec les Canadiens!

Un bel endroit mais sans le cirque village. Des toilettes chauffées avec musique classique, des miroirs partout, un service interne de navette, un super mercato pas loin et le calme dans cette frénésie urbaine ponctuée par les sirènes des ambulances. C'est ici dans ce petit super mercato que nous mettons la main sur des chaises et en prime sur une table... nous voici de vrais campeurs!

Demain nous irons visiter Rome et après demain, le Vatican dont on se plaît à nous dire que c'est un autre pays!


Le mercredi 19 avril

Un vent du nord envahit Skippy dès qu'une porte s'ouvre. Notre nouvelle table ne nous protège pas du froid, et les chaises ont besoin de coussins pour protéger nos arrières... Il fait autour de 5C ce matin. Nous déjeunons plutôt vite.

Nous prenons le train pour la Piazza de Popolo et de là, par la Via del Corso, nous verrons certains des principaux monuments de la ville: la fontaine de Trevi, la Piazza Venezia, le Panthéon...

Nous arrivons enfin à la vieille ville: le Colisée, le forum romain, l'arc de Constantin et partout des ruines en évidence dans un dédale de ruelles où les relents de l'histoire semblent accrochés aux murs de pierres noircies, aux arches fragiles ou aux pavés arrondis...

En fin d'après-midi, nous empruntons le Ponte Umberto pour longer le Tibre afin de rejoindre la gare de Flaminio et retourner par le train au camping. Nous arrêtons au super mercato pour acheter une rallonge électrique (moins d'inquiétude et plus d'autonomie).


Le jeudi 20 avril

Toujours sous l'influence d'un vent du nord, le soleil n'arrive pas à nous faire oublier le souffle frisquet.

Ce matin, nous prenons à nouveau le train en direction de Flaminio. Nous marcherons en direction du Vatican. L'objectif: aller voir les musées du Vatican.

Difficile d'avancer... tant la foule des vendeurs est compacte. Dans toutes langues, à chaque mètre, nous sommes repérés. Tous se réclament du sceau officiel de guide de tourisme. Un " non grazie" ne suffit plus, ils sont insistants et omniprésents, nous promettant de déjouer les files, d'avoir des places réservées et quoi encore...

Enfin sur la place Saint-Pierre, les files sont interminables. Plusieurs heures d'attente encore ici.

Nous choisissons de marcher histoire d'apprécier ce "petit état" d'un autre oeil. D'un pas à l'autre, nous en ferons finalement le tour en longeant la muraille. Enfin nous pénétrons dans le parc Giannicolo pour profiter de la vue sur la ville à partir de la Piazzale Garibaldi. Le vent sur la colline ne nous incite pas à nous attarder.

Nous reprenons le chemin du retour en longeant à nouveau le Tibre pour admirer le Castel de San Angelo: une forteresse circulaire aux allures un peu rustres dans ce décor, mais qui aurait servi de refuge pour un des papes. Il y a d'ailleurs un conduit qui relie le château au Vatican.

Ce soir, avant de quitter la Ville Éternelle, nous nous offrons une pizza bianca ( une pizza avec rien dessus!!!), pasta au boccochini et viande dans sa sauce au pesto arrosé d'un chianti et suivi d'une salade et sauce aux câpres. Pour dessert, au besoin, un gâteau chocolat fourré à l'orange.

Nous résistons encore au Lemoncello, mais sans savoir pour combien de temps encore.

Depuis notre départ de Paris, nous avons enfilé quelque 2500km.