Longue nuit vers Varanasi


Jaipur - Varanasi, le 29 octobre 2008

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Quelques pétards oubliés explosent encore ici et là. La ville est jonchée de tubes de lancement, de bombes éventrées, de contenants de papiers de toutes sortes, l’asphalte est partout noirci par la poudre brûlée. Ce matin, la ville est calme et le marché est fermé; seuls quelques rares étals lèvent leur toile et les marchands époussettent le perron de terre battue, sans hâte. Nous préparons l’étape suivante. Un hic cependant : nous ne parvenons pas à trouver un hôtel à Varanassi. Nous ne voulons pas être à la merci de premier tuktuk venu! «Varanassi est la ville de toutes les arnaques!», insiste le gérant de notre établissement. Hem! je me demande où elle aurait appris ça!!!

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Beaucoup de poussière au Rajasthan, et Jaipur n’y échappe pas. On nettoie et on frotte souvent, on époussette et on lave à grande eau. On ménage l’électricité au point d’avoir un commutateur par ampoule (j’en parle souvent, faut croire que ça m’a impressionné). Ça fait des quantités industrielles de commutateurs pour une seule pièce. Encore faut-il y demeurer assez longtemps pour apprendre le code. Dans notre chambre, la prise électrique de la table de chevet est coupée : un court-circuit dans une partie de l’hôtel. Arrive le garçon d’étage… La solution? On arrache le tout! Finie la lampe de chevet. Pas compliqué. Quant à la prise de la télé et du frigo? «You shake it ‘til it sparks!» Ici encore, pas compliqué. Et le renvoi d’eau de la douche? «Ah! It worked this morning!» Toujours pas compliqué. Et les serviettes de bain et les taies d’oreillers? «The next shift will bring them.» Comment n’y ai-je pas pensé; pas compliqué. Une chance qu’on a choisi un hôtel de qualité moyenne! Mais c’est si beau.

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Bonne nouvelle! Quelqu’un va nous attendre à la gare de Varanassi… Les choses progressent vers Delhi. Je viens d’apprendre la différence entre les classes 2ac et 3ac sur le train. Une question de rideau…Pas de baise donc! Nous avons quand même droit à une couverture, aux draps et à un oreiller. De quoi endormir l’enfant en moi. Adieu Jaipur!

Un compagnon de voyage s’est glissé dans notre compartiment. D’abord aperçu furtivement par Sylvie, une ombre qui traverse l’allée. «T’as vu?» Et moi, discrètement, je fais mine de rien. Un peu plus tard, quand je sens sur mes orteils une courte respiration saccadée et un petit grattement insistant . Mon cœur ne fait qu’un tour. Un rat s’est glissé dans notre compartiment! On a beau être en Inde, là, mais là ça n’a pas de sens. Je passe donc la nuit à surveiller mes orteils et Sylvie couche au deuxième. Nous ne reverrons plus notre compagnon de voyage jusqu’à notre entrée en gare à Varanassi où il est attendu par une centaine de ses congénères qui se bousculent dans les interstices des quais.






Sacrée ville!


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Varanasi, le 30 octobre 2008

Nous sommes confiturés à quelques centaines de mètres du quai de la gare. Rien ne bouge. Après quelque 19 heures d’un voyage peu confortable, nous attendons dans une chaleur fétide depuis qu’on a mis fin au service d’air climatisé… Enfin, le train s’ébranle!

On nous avait dit que les hôteliers de Varanassi ne respectaient pas les réservations… Et bien. Voilà, c’est fait! Ça tournera à notre avantage. Nous aménageons pour le moment à l’hôtel Haifa temporairement. En attendant, notre petit-déjeuner occupera ce qui reste de l’avant-midi, tant le service est lent. À l’extérieur, des pétards retentissent encore et l’odeur de la poudre reste suspendue dans les rues, pendant que nous empruntons une des nombreuses rues qui mènent aux nombreux ghâts qui jalonnent le Gange.

Petite visite au café sur la terrasse de l’
Hotel Temple On Ganges qui surplombe le fleuve Sacré… Spectacle attendrissant que ces nouveaux venus à l’Hindouisme; ces disciples de l’occident qui s’adonnent à une séance de grammaire religieuse collective : je te regarde, tu me regardes, nous nous regardons… je te frotte, tu me frottes, nous nous frottons… je te souris, tu me souris, nous nous sourions… Ad nauseam, avec leur front de néophite marqué au point rouge!
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Devant d’un café, noyés parmi les cathéchètes, nous élaborons un plan d’attaque pour visiter cette ville aux quatre-vingt-onze ghâts échelonnés sur 7 km.

Nous commencerons demain matin par une descente sur le fleuve Sacré au lever du jour. Ce soir, un souper dans le resto de
l’Hotel Ganges View, pour la bouffe et la musique traditionnelle. Une bouffe correcte, mais les musiciens ne sont pas dedans ce soir. Un peu pénible… quand nous sommes les seuls touristes dans la place! Nous finissons par ne plus savoir qui donne le spectacle.





Autant de foi... C’est incroyable!


Varanasi, le 31 octobre 2008
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L’hôtel oublie notre
wake up call. Une chance que nous nous sommes réveillé par nous-mêmes! Bon, le bateau réservé hier soir sera-t-il là? Ça reste à voir… À rames ou à moteur? Ça reste à voir…100 ou 200rs? Ça reste à voir… Le projet? À 05h22, il s’agit de se laisser glisser sur le Gange et d’observer les rites sacrés séculaires en se baignant… dans les lueurs de l’aurore, puis de se perdre dans la vieille ville et, si on survit, de revenir en rickshaw ou à pied, selon l’humeur du moment.

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9h47. Nous finissons de déjeuner sur la terrasse de notre hôtel, en faisant un retour sur la matinée pourtant jeune, La promenade fut bucolique sur le fleuve de la ville sainte. Difficile toutefois de secouer ce sentiment de voyeurisme qui nous colle à la peau à la vue de ces milliers de gens que l’on observe faisant leurs ablutions matinales, un rituel sacré mitraillé par les zooms des D-70 et vidéos des centaines de touristes agglutinés dans les barques alignées le long des ghâts. Il y a pourtant une fascination à se laisser déstabiliser par ces humains, ces lieux, ces pratiques, ces gestes, ces croyances bien vivantes, bien loin de tout ce qu’on avait pu lire sur le sujet…

Les guides touristiques peinent à faire respecter l’intimité des familles lors des rites funéraires (crémation). On a même installé un observatoire que pour les touristes, histoire qu’ils se sentent dans l’action sans que leur caméra vienne troubler l’intimité de la famille. On n’arrête pas le progrès!

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Ces quelques heures sur le Gange nous ont imprégnés d’un sentiment de pérennité que nous n’arrivons pas à comprendre avec notre dictionnaire nord américain. On passe un long moment à observer les eaux du fleuve Sacré suivre un cours millénaire, comme si l’éternité défilait sous nos yeux.

Aux tables voisines, absorbées dans la chaleur de mi-journée, quelques Européennes, marquées au front de peinture jaune ou rouge, ont visiblement et difficilement fait vœu de silence sans doute dans le cadre d’une session de trois jours d’intégration à un rite religieux, dîner végétarien inclus. Incroyable tout ce monde à la même table en silence, en sourires complices…ah! en billets doux glissés d’une main qui effleure l’autre… L’une d'entre elles arbore une mine mortifiée comme si elle avait trouvé dans l’illumination l’élixir de l’hébétude! Je me tais, tu te tais, nous nous taisons… jusqu’à l’arrivée du tailleur. Il semble que cette session inclue un kit de méditation. On assiste alors à la parole retrouvée.

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Le Ôm laisse place aux Ah! Oh! dans l’exubérance des saris aux couleurs vives.

À quand l’immersion dans le Gange… Je veux voir!

Nous avons pris possession de notre nouvelle chambre dans notre nouvel hôtel dont le balcon a vue sur le Gange. Un voile enveloppe maintenant toute la région; même avec la brise, pas moyen de voir plus loin que les barques alignées sur la rive du fleuve. À peine si on distingue quelques lignes du pourtour de la ville perdue dans une fuite impressionniste.

Eh oui! Il existe un beer shop dans la ville sainte. Une bière sainte, ça se paie… plus cher encore. La vue sur le fleuve a bien meilleur goût!

La brume ne lève pas. Le calme persiste. Et nos catéchètes en saris préparent sur leur cellulaire un retour à la civilisation, prévu pour cette nuit.

Nous irons ce soir souper à l’hôtel Haifa, réputé selon la bible des voyageurs (Lonely Planet), pour ses repas de qualité et peu dispendieux. Peut-on encore s’y fier?



La foi et ses épreuves...


Varanasi, le 1er novembre 2008

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Un souper excellent hier soir, comme nous les aimons, forts et épicés. Nous ne comprenons toujours pas comment ou pourquoi les portions sont si généreuses.

Sylvie a passé à un cheveu de se faire encorner par un buffle sacré ce matin… On nous avait parlé de cette éventualité surtout contre les femmes… Étrange! Mais plus de peur que de mal. Faudra se méfier- une ville sainte à part ça!

C’est notre dernière journée ici. Nous marchons le long des rues étroites et, merde! Sylvie met le pied dans une bouse sacrée. Pas de bonne humeur la madame! Petit nettoyage et nous poursuivons notre marche vers le centre ville à la recherche d’un temple enfoui au fond d’un dédale de ruelles peuplées de marchands, de vaches sacrées de touristes perdus et de pseudos guides qui te guident sans savoir ce que tu cherches mais qui finissent toujours par trouver une boutique qui a justement ce qu’il te faut. Sans avoir pu entrer dans le foutu temple, nous nous extirpons à grand peine de ce magma humain et nous reprenons le chemin du retour en nous dirigeant vers Dasasvamedah, le ghât principal de la ville sacrée. Nous y ferons quelques achats de musique.
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Après seulement deux jours, tous les rickshaws, tous les chauffeurs de tuktuks nous connaissent : nous sommes ceux qui marchent! Tous les marchands du quartier saluent Sylvie et attendent patiemment la visite promise pour cet après-midi.
« For your eyes only, nothing to buy. » Mon oeil!

Quel paradoxe que ces étals aux légumes luisants installés par terre au milieu de ces rues couvertes d’immondices qu’on pousse toujours un peu plus loin dans un tas chaque jour plus haut. Où sont lavés les légumes? Sont-ils sanctifiés dans le Gange?

La journée de Sylvie se poursuit : après le buffle, la bouse, un oiseau vient de lui chier dessus… La ville sainte a décidé de la mettre à l’épreuve!!!

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Mais Varanassi sait récompenser ceux et celles qu’elle a mis à l’épreuve. Sylvie qui avait, à son grand désespoir, oublié nos précieux guides au café Internet de l’Hôtel Haifa, les retrouve ce soir à la réception de l’hôtel. Soulagement! Songerait-elle à se jeter dans le Gange? Je l’ai à l’œil.

Une petite photo de la devanture de l’hôtel au moment de récupérer nos bagages : ça n’a pas de prix que ce pacage… Pas de sens non plus.

En Inde, c’est toujours «No problem» sauf qu’on ne sait jamais pour qui. Il y a toujours une solution… qui ne nous arrange pas toujours. «You do not like the room? No problem, we have another». La nouvelle chambre est identique ou pire c’est selon. «You see, same same, but different!» C’est pareil ou c’est pas pareil?

Quand on pense qu’on a tout vu, on se rend compte qu’on n’a rien vu. L’Inde, c’est l’Inde.

Nous quittons la gare de Varanassi Cantonment vers 15h40 pour Agra que nous rejoindrons demain matin. À la gare, nous croisons deux Français qui voyagent avec, pour tout bagage, un sac à main. Décidément, on peut parler de minimum. Mais comme ce sont des Français… Nous ne partagerons pas le même wagon.




Taj Taj Taj...


Agra, le 2 novembre 2008
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Après une nuit écourtée par de nombreux arrêts et un brassage de passagers qui se fait dans le vacarme le plus complet, nous sommes arrivés à Agra Fort, tôt le matin plus ou moins prêts à négocier le taxi pour l’hôtel d’abord, puis pour le tour des installations (Le Taj Mahal, Agra fort et le beer shop).

L’histoire de la chambre fut le paroxysme du méli-mélo indien. D’abord, ils n’avaient pas reçu de réservation, ensuite pas de balcon comme convenu, pas de fenêtre sur l’extérieur mais plutôt sur un corridor intérieur. En matière de déjeuner : une eau teintée et du pain blanc; le jus et la petite gelée rose en supplément. Nous rageons! On nous offre en compensation de ne pas payer de taxes… qui sont déjà incluses et payées dans le montant payé à l’agence de réservation. Sylvie ne pète pas les plombs, mais c’est tout juste.

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Pour nourrir notre mauvaise humeur, nous croisons au déjeuner deux Françaises qui se sont fait avoir pour un tour organisé depuis Delhi à travers le Rajasthan qui leur a bouffé la majeure partie de leur budget de voyage.

L’Inde à la carte!

Aujourd’hui visite du Taj Mahal et Agra fort. Une journée épuisante mais fascinante qui me conduit à revoir mon préjugé défavorable au Taj. Un gigantisme, une démesure, une folie qui nous renvoie à la petitesse humaine. Même Agra Fort obéit de cette conception que l’œuvre dépasse l’humain et le transcende quel qu’en soit le prix. Un tel bijou dans un écrin de pauvreté.


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Nous allons souper sur la terrasse du Shanti Lodge. La vue sur les toits de la ville est saisissante avec ses hordes de singes que chassent les ménagères, alors qu’en toile de fond se dresse le Taj, vénérable défi au sens des valeurs, monument à cette dualité indienne. C’est la seule manière non pas de comprendre, mais d’accepter que puisse coexister dans ce pays ce réseau d’oppositions qui définit l’Inde.

Le lendemain, au moment de quitter le Taj Guest House, apparaît le proprio –d’la grande visite : «I beg you, I urge you write Rates To Go and complaint… we are not to blame! » me répète inlassablement d’une voix d'abord contrite puis chaque fois de plus en plus assurée le gérant de l’hôtel. Et vivement que le taxi arrive ou je l’empale. On connaît la chanson.

Nous prenons le Taj Express à Agra Cantonment vers 7h. Si tout va bien nous arriverons à Delhi vers 10h et nous aurons le temps d’aller chercher nos passeports en avant-midi avant la fermeture de l’Ambassade et de ramasser nos visas.




Retour en enfer


New Delhi, le 3 novembre 2008

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Avec le retard du train, habituel semble-t-il, c’est la course pour un taxi. Mal nous en pris : un rabatteur nous approche, nous nous entendons; il nous conduit ensuite à un proprio de taxi qui nous remet finalement entre les mains d’un chauffeur qui opine sans arrêt du bonnet. Ça annonce mal. «No problem, he knows!» nous avons déjà entendu ça. Nous décollons. Quand un chauffeur népalais, analphabète qui ne connaît pas la ville par surcroît vous conduit, mieux vaut avoir fixé le prix au départ et ne pas faire la moindre dérogation. Nous refaisons un tour de ville pour 600rs. dans une camionnette déglinguée. Le temps passe et repasse! Nous prenons finalement les choses en main au point de lui dire par où passer pour enfin aboutir à l’ambassade 40 minutes avant la fermeture. «You wait for us!» Le chauffeur n’est pas de bonne humeur.

Passeports en main, nous devons maintenant nous rendre au bureau des visas. Je me goure et nous nous présentons trop tard pour demander nos visas la journée même. Je ramasse les formulaires. Nous rentrons à l’hôtel. Les boyaux me tordent et l’estomac me travaille. Je carbure au Sprite. Une nuit de cul.





Emmerdement...


New Delhi, le 4 novembre 2008

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Notre chauffeur de tuktuk, réservé la veille à grands renforts de promesses, nous a oubliés. Je vide par les deux bouts. Sylvie devra s’acquitter seule de toutes les tâches : visas et billets d’avion. Je passe la journée au lit tordu et inquiet, car je ne suis pas du tout certain que c’était une bonne affaire de la laisser seule. Sylvie rentre finalement à 17h… Je suis soulagé. J’apprends que tout est réglé : les visas sont dans les passeports (sans frais); et à l’aéroport, la compagnie a accepté de changer les billets d’avion pour un frais de base.

Nous prenons le taxi pour l’aéroport à 3h le 5 au matin. Je suis doublement soulagé.





Passons à autre chose!


Aéroport de New Delhi, le 5 novembre 2008

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La Cie British Airways nous donne un laissez-passer pour la loge VIP en attendant le vol. Une attention très appréciée. Sylvie peut s’offrir un petit-déjeuner. Et moi, un autre Sprite. Nous occupons des sièges près des toilettes pour le trajet jusqu’à Londres. Les odeurs humaines et surhumaines n’arrangent rien. Nous survivrons, nous sommes devenus forts!!!

Nous survolons les montagnes désertiques et enneigées de l’Afghanistan, puis les steppes de Russie ou de l’Ukraine. Nous nous tapons deux films. Après avoir somnolé un peu, nous regardons l’avion se poser sur le tarmac de Heathrow. Trois heures d’attente consacrées à nous familiariser avec un terminal 5 flambant neuf… hyper moderne et clinquant; une structure de verre et métal qui n’a cependant pas l’audace de Subarnabuni. À cela s’ajoute que les indications sont parfois déroutantes quand elles ne sont pas carrément déconcertantes ou absentes. On peut tourner en rond longtemps, mais on trouvera toujours une boutique de souliers!

Trois heures plus tard, nous nous embarquons pour Montréal. Je me trouve une série de banquettes inoccupées et je dors la majeure partie du voyage pendant que Sylvie se remet à jour au cinéma.

Namaste!

Fin


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