Détours par Panajachel

Aucun élève du Salésien, même dans l'autobus de luxe de Julio, n’aurait résisté à cette route! Oubliez toutes les histoires d’horreur que nous vous avons racontées à propos de la route en zigzag de San-Cristobal. Ce n’était à peine qu’une berceuse à comparer à la route entre Antigua et Panajachel. Nous avions pris nos précautions en réservant un minibus de touristes et en payant cinq fois plus cher pour ne pas faire la chicken run qui nous avait amenés à Antigua. Mais naturellement, le minibus est arrivé à notre posada à la fin de sa cueillette et nous nous sommes ramassés dans le dernier banc entre deux jeunes Brésiliens qui se remettaient de la veille et qui sentaient un mélange de fond de tonne, d’urine et de surie. C’était pas un jardin secret… Nous espérions qu’au moins ils réussiraient à faire le trajet sans trop causer de dommage sur les autres passagers, en l’occurrence nous. Nous espérions aussi que cette odeur dégueulasse ne fasse pas en sorte que ce soit nous qui causions les dommages… Beuhrr! Au moins, ça sentait bon dans les autobus publics.

VuePana
Nous avons commencé à nous inquiéter dès la sortie de la ville, ça brassait, ça tournait, ça avançait par à-coups. Mais ce n’était encore rien. Les canyons et les courbes à 359 degrés dans des pentes qui font caler Romuald commençaient à peine. Deux heures de route comme ça pour enfin voir le lac Atitlan. Que c’est beau! Nous avons oublié nos compagnons de route, sommes débarqués au cœur du village pour ensuite marcher jusqu’à un petit hôtel qui nous offre une vue magnifique sur le lac et ses volcans. La journée peut recommencer!

Ah! Oui. Notre valise sur le toit nous a suivis; nous en étions presque surpris. Naturellement, nous n’avons pas pu prendre des photos en route, mais nous comptons bien nous reprendre au retour. Oui, oui, nous reviendrons par la même route, à notre grand désespoir, et nous espérons pouvoir prendre des photos, en particulier une photo d’un collectivo suspendu dans la falaise… Pas très rassurant!