Devinez où nous sommes rendus! Eh oui! À Playa del Carmen… Comment avons-nous abouti ici? C’est à la fois simple et complexe, un peu comme tout dans cette partie du monde. Simple : nous nous sommes rendus à San Salvador pour saluer une amie de Sylvie, puis, de retour à Guatemala ciudad, nous avons avons décidé de nous simplifier la vie en biffant Copan de notre itinéraire pour remonter plus directement vers le Mexique. Complexe : comment s’y retrouver dans ce dédale de cies d’autobus qui chacune a son terminus particulier et nous fait miroiter un confort qu’elle n’offre généralement pas. Donc, en fin de journée samedi, nous passons du terminus de PulmanTur (San Salvador) pour nous rendre, cinq heures plus tard, au terminus de Linea Dorada à Guatemala ciudad; de là, nous nous embarquons pour Florès, une randonnée de huit heures, de nuit.
Finalement, après avoir traversé trois postes frontières du Guatémala, du Bélize (où nous avons perdu une heure à cause de jeunes Israéliens qui essayaient de passer la frontière sans visa, même s'ils savaient qu'il était obligatoire!!!) et du Mexique , nous arrivons enfin à Chetumal. Nous respirons, heureux d'être de retour au Mexique! Mais nous avons raté l’autobus pour Tulum de cinq minutes (fin de toute sympathie pour Israël). Petite discussion et nous décidons de prendre tout de suite l’autobus pour Playa del Carmen. Un petit cinq heures de route au lieu de quatre. Voyage sans histoire : les bus du Mexique, c’est super!
Finalement, à 21h pile, nous sortons du terminus ADO de Playa del Carmen et partons à la recherche d’une chambre dans ce village que nous ne reconnaissons plus (nous y sommes venus il y a 10 ans). Coup de dés, coup de chance, nous trouvons un endroit très bien : Sian Ka’an, un îlot de verdure et de tranquilité dans la ville. Nous prenons deux petites bières dans la fraîcheur nocturne et, après 16 heures d’autobus, nous nous endormons sans demander notre reste.
Microcosme
Non satisfaits d'avoir fait subir à la collectivité leur négligeance personnelle à la frontière, les jeunes Israéliens tentaient de s'approprier de nouveaux sièges aussitôt que quelqu'un se levait pour se dégourdir les jambes. Ils se sont essayé à Bélize City en plaçant leurs sacs de voyage sur les sièges d'un couple d'Allemands qui en avaient déjà vu d'autres. Sans attendre d'accords internationaux, les Allemands ont retiré les bagages des territoires occupés pour les placer sur d'autres sièges sans se soucier de leur appartenance, le tout devant le regard outré des Israéliens qui persistaient dans leurs revendications. Les autres passagers, dignes représentants de toutes les nations, les regardaient sans dire un mot...