Yangzi 2
18 septembre 2007
En remontant le fleuve, on cherche toujours à s’imaginer ces lieux avant que le niveau de l’eau ne soit élevé de 150 mètres (500 pieds). Il ne reste sur la berge que des vestiges de cette époque : quelques palliers de jardin partiellement cultivés, des remblais de pierres qui s’effondrent sous la pression du courant, des maisons abandonnées… dont plusieurs reconstruites plus haut dans la montagne.
Peu s’en faut et tout serait normal, si ce n’était ces ponts tout neufs qui enjambent à une hauteur presque céleste des vallées pas encore inondées; si ce n’était ces immenses HLM blanchâtres perdus dans le smog qui, tels des champignons, poussent en un rien de temps et deviennent des villes exsangües, fantômes qui jettent un regard vide sur un fleuve qui n’en finit plus de noyer leur âme.