Un peu plus haut...


J’espère que ça va bien et que le soleil commence à vous réchauffer un peu. Nous, ça va très bien. Nous sommes à Buenos Aires depuis près de trois semaines. Nous nous sommes trouvé un petit apart-hôtel beau bon pas cher, mais surtout propre, confortable, tranquille et près de tout. Nous avions besoin de nous reposer un peu après les quelque 11 000 kilomètres que nous avions parcourus en quatre semaines. La formule Westfalita-camping-hôtel n’était pas de tout repos. Quand nous arrêtions de rouler, nous cherchions une place pour coucher, puis une pour manger. Les arrêts étaient très courts, car nous avions beaucoup de routes à parcourir : les distances étaient très longues d’un point à l’autre et il n’y avait rien entre les deux. Nous avons néanmoins vu quelques-uns des plus beaux sites du sud de l’Amérique du Sud.

Après avoir passé l’été au bout du monde (trois jours), nous sommes remontés vers le Nord. En entrant de nouveau dans l’affreuse pampa argentine, nous avons été frappés par une impression de déjà-vu, ou de déjà-trop-vu. Dans le silence qui régnait entre les passagers de la petite Westfalita, un sentiment d’insatisfaction flottait dans l’air, comme si nous étions restés sur notre appétit. Valait-il vraiment la peine de faire 3500 kilomètres de pampa, de subir huit fois les tracasseries frontalières des douaniers d’Argentine et du Chili (pas aussi gentils que nos frères douaniers), de manger la poussière des routes de ripio et de se faire tirer des roches pour enfin atteindre le bout du monde en même temps qu’un paquet de touristes en bermudas et en talons aiguille qui, après avoir parcouru leurs 3500 kilomètres en avion ou en bateau de croisière, descendent du confort d’un autobus grand luxe, frais et dispos, pour franchir à pied les quelques derniers mètres de la route fatidique??? Vous sentez une hésitation? Après quelques heures de silence à contempler la pampa, nous en sommes venus néanmoins à croire que ça valait la peine. C’est comme visiter le Canada; si on prend l’avion jusqu’à Calgary, on ne verra pas le nord de l’Ontario et les Prairies et on ne pourra jamais dire qu’on connaît le Canada. Nous, nous pourrons dire que nous avons visité l’Argentine, mais nous ne recommanderons pas à nos amis de faire le même circuit! Trop de pampa c’est comme trop de mauvais vin...

Pampa, routes, ripio et douanes
Notre circuit, nous l’avons sensiblement modifié depuis que nous avons découvert les routes de ripio. Le ripio, c’est l’enfer! On roule à 40 Km/h, on flotte comme dans une tempête d’hiver, on perd la route de vue chaque fois qu’on rencontre une autre voiture, on dépasse à l’aveugle, on y laisse le pare-brise et les phares de l’auto, on ne voit que des paysages gris sable, on arrive à destination tout congestionné et tout crotté. Le seul avantage du ripio, c’est de nous donner l’impression qu’on a réalisé un exploit… Dans quelques années, quand les routes seront toutes asphaltées, les gens se rendront au bout du monde sans mérite!

Nous avons donc modifié notre itinéraire pour éviter les routes de ripio, et ainsi profiter davantage de la magnifique PAMPA! Nous nous sommes tapé des centaines de kilomètres supplémentaires pour faire des allers-retours sur des routes asphaltées et bordées de... PAMPA. La Terre de feu chilienne a été complètement bannie de notre programme à cause de la mauvaise qualité de ses routes, mais aussi à cause des nombreux emmerdements douaniers. Les douanes, c’est aussi l’enfer! Non seulement devons-nous y passer pour entrer dans le pays, mais également pour en sortir. Nous devons passer trois contrôles en sortant du pays. Au premier, nous disons à un gentil douanier le nombre de personnes que nous sommes après avoir deviné le sens de son grognement. Le gentil douanier écrit 2 sur un petit bout de papier qu’il nous remet en balançant le bras pour nous indiquer la ligne où nous devons attendre pour le deuxième contrôle, celui de la policia internationale. Un monsieur sérieux prend nos passeports, tappoche le clavier de son ordinateur, remplit quelques formulaires en plusieurs exemplaires et sort son étampe... C’est là qu’il révèle la maîtrise de son art! Avec une énergie insoupçonnable chez un fonctionnaire, il se met à étamper de tout bord tout côté, retroussant habilement les pages de nos passeports, puis les feuilles roses, jaunes, vertes ou blanches. Quelle dextérité! Épuisé, il prend ensuite son crayon et, lentement, il met ses initiales, sans se tromper, sur une sélection d’étampes dont lui seul connaît le secret. Il nous remet nos passeports et quelques copies de couleurs, lance les autres dans une boîte de carton derrière lui et nous montre du menton la prochaine file d’attente, celle de l’immigration. Là, nous devons sortir tous les papiers de l’auto, carte verte, contrat de location, permis de circuler et permis de conduire. Une personne entre quelques informations dans un ordinateur, étampe le permis de circuler ou complète un long formulaire ou prend une copie d’un formulaire qu’on nous a donné lorsque nous sommes entrés dans le pays, c’est selon... Elle nous remet un paquet de papiers, nous retournons à l’auto et nous avançons vers une guérite. Là, nous attendons que quelqu’un lève la guérite. Lorsque enfin un officier se présente, il nous demande un document. «Lequel?» Un document officiel que quelqu’un nous a remis à l’intérieur... Nous fouillons, nous montrons tout ce que nous avons comme papier étampé, puis nous trouvons enfin un petit bout de papier récupéré qui fait titiller notre officier. Nous pouvons sortir du pays...

La première fois que nous avons traversé, c’était le même gars qui faisait les deux premiers contrôles. «Buenos dias» que je lui dis en arrivant au comptoir. Après avoir écrit le nombre de membres de l’équipage, le douanier nous remet le petit papier et se déplace de 4-5 pieds à sa gauche; nous nous déplaçons de 4-5 à notre droite et nous lui redisons aussitôt «Buenos dias»... Nous l’avons bien ri! Ça nous a aidés à passer les autres contrôles avec le sourire.

Pour entrer dans l’autre pays, nous avons roulé et roulé dans une sorte de nowhere land qui n’appartient ni au Chili ni à l’Argentine, où il n’y a plus de clôtures et où les animaux circulent librement, généralement dans le chemin. Au bout de plusieurs dizaines de kilomètres où nous avancions dans l’incertitude (jusqu’à 60km à San Sebastian), nous voici enfin à la douane de notre nouveau pays hôte. Après avoir passé les trois contrôles décrits précédemment, nous passons au contrôle sanitaire. En fait, c’est là qu’on nous oblige à jeter nos oranges, nos tomates et même notre miel...


Glacier, lacs, montagnes et forêts
Une visite au parc Torres del Paine aurait exigé trois passages de plus aux douanes et de longs kilomètres de routes de ripio. Nous devions faire des choix. Nous avons décidé de faire des zigzags sur l’asphalte pour nous rendre au glacier Perito Moreno, et ça valait la peine. À côté de ce glacier, le petit glacier Martial de Ushuaia ressemble à un cube de glace prêt à fondre dans un verre de whisky. Le glacier Perito Moreno, lui, ne cesse de grossir; il est l’un des rares glaciers de la planète qui poursuit sa croissance, alors que les autres ne font que fondre. Le Perito est un mur de glace qui avance dans un lac turquoise. C’est vraiment impressionnant; nous avons même eu droit à un spectacle de son et lumière quand des blocs de glace se sont effondrés avec fracas dans le paisible Lago Argentina. Allez voir nos photos; elles en disent davantage que les mots que nous pourrions écrire.

Après un autre zigzag asphalté entre Rio Gallegos, El Calafate, Rio Gallegos et El Bolson nous nous sommes retrouvés dans un véritable lieu de rêve, el Parque del Lago Puelo. La ville est remplie de vieux hippies qui n’ont pas retrouvé leur chemin. Le parc est absolument magnifique. Nous y avons campé pendant trois jours dans un environnement naturel qui ressemble à nos Rocheuses, de quoi nous réconcilier avec la nature argentine; des arbres, des montagnes, des lacs, et un peu de repos. Nous sommes ensuite montés à Bariloche, l’un des endroits touristiques les plus prisés par les Argentins. C’est vraiment beau, un très grand lac turquoise entouré de pics enneigés et de superbes montagnes; mais les nuits de camping en altitude étaient plutôt froides, ou peut-être sommes-nous un peu trop vieux pour ces aventures. Qu’à cela ne tienne, nous allons faire une virée de l’autre côté de la frontière histoire de voir si la région des lacs au Chili, l’un des endroits touristiques les plus prisés par les Chiliens, est aussi belle qu’en Argentine. Conclusion : les paysages avec les lacs et les volcans sont étonnants, mais les infrastructures laissent à désirer. Poussons notre chance jusqu’au bout de la route chilienne, à Quellon sur l’île de Chiloé. Même conclusion, paysages fascinants, mais les infrastructures...

De retour de notre petite virée chilienne, nous avons loué une cabaña à San Martin de los Andes, juste pour dormir dans l’un des plus beaux sites de la planète. Désolée, j’étais tellement fatiguée que je me suis contentée de faire partie du paysage, d’être une sorte de nature morte ou à moitié morte.

Au bout de trois jours, j’avais repris assez de force pour traverser le pays d’ouest en est et pour échouer sur les plages de la côte atlantique. Nous avons longé des plages affreusement aberrantes; Old Orchard a beaucoup de classe à côté des plages autour de Mar de Plata! Enfin, un peu plus haut, nous avons trouvé une ville charmante, Villa Gesell, avec des gens charmants. Deux jours de marche sur la plage nous ont rappelé le plaisir que nous ressentons de voir l’horizon.

Mais nous devons retourner la Westfalita à Buenos Aires. Nous en profiterons pour nous reposer...


Dormir, manger, marcher et danser...
Notre apart est au 7e étage, sur la rue Talcahuano, en plein centre ville. Grâce aux vitres thermos, nous n’entendons pas trop le bruit de la ville et nous tentons de profiter pleinement de notre grand lit king size. Aussi, la douche est parfaite. C’était la liste de nos priorités... Mais nous ne faisons pas que dormir.

Manger est l’une des principales activités en Argentine. Il y a 2065 restaurants officiellement répertoriés à Buenos Aires et chaque jour il semble y en avoir davantage. À deux heures de l’après-midi, ils sont remplis à craquer. Ils se vident en fin d’après-midi pour se remplir de nouveau jusqu’à deux heures du matin. Les menus sont très élaborés, des pages et des pages... Quand, après avoir vérifié le sens de chaque mot, je réussis enfin à décider ce que je veux manger, le serveur me dit généralement d’un air faussement attristé qu’il n’y en a plus, ou qu’il n’y en a pas aujourd’hui, ou que ce n’est pas la saison... Consciencieusement, je choisis autre chose, et le serveur me sert la même réponse mais cette fois avec un air franchement exaspéré, comme si c’était de ma faute. Il s’impatiente, répond à mes questions par un grognement et attend que je tombe par hasard sur une milanesa, un bife de lomo, un quart de pollo ou un filete de merluza. Finalement, même si les menus semblent élaborés, les restaurants servent tous la même chose et les plats goûtent tous la même chose. Un jour, nous avons commandé une eau gazéifiée, une poitrine de poulet, un steak saignant et un Malbec. Nous avons eu une eau plate, une cuisse de poulet et un steak trop cuit. Le vin était excellent! Après la fascination des menus à 5$, de la parilla (B.B.Q. argentin) et de la tonne de boeuf dans notre assiette, nous nous sommes vite rendu compte qu’il fallait faire un peu plus d’efforts si nous voulions manger convenablement. Nous n’avons pas encore trouvé comment...

Entre les repas, nous marchons. Quoi de plus fascinant que de découvrir une ville en arpentant ses rues. Mais ici, une petite marche de santé prend des allures de courses à obstacles. Les trottoirs font partie des édifices; devant les résidences de luxe, on marche sur des tuiles de marbre; un peu plus loin, sur du granit ou du béton plus ou moins entretenu; finalement, on tombe sur de la terre battue devant des édifices abandonnés. Il manque des tuiles, certaines sont brisées ou flottantes. Il y a plein de trous, de bosses et de crottes de chiens (le p’tit côté parisien de Buenos Aires). Impossible de lever les yeux! Sans compter que dans une ville de 17 millions d’habitants, nous ne sommes pas seuls sur les trottoirs. Tout le monde court, fonce dans le tas, se bouscule sans s’excuser. Il faut aussi contourner les kiosques de journaux, les vendeurs ambulants, les distributeurs de feuillets promotionnels et les quêteux passifs.

Les trottoirs sont risqués, mais que dire des rues! Les piétons sont loin sur la liste des préoccupations des automobilistes. Comme il n’y a pas de stop aux coins des rues, ils ont tous les pouvoirs de nous écraser. Quand il y a des lumières, ils passent à travers les piétons au coin des rues transversales, comme si de rien n’était. Dans leurs autos, les monsieurs à cravate et les dames distinguées font semblant de ne pas nous voir; les autobus nous frôlent avec leurs miroirs; et les taxis en maraude s’empressent de peser sur le gaz aussitôt que nous mettons un pied dans la rue. Nous nous comptons chanceux de ne pas y avoir laissé quelques orteils, mais j’avoue que j’ai les chevilles en compote; j’ai dû lever le nez trop souvent... Parlant de nez, il y a aussi les odeurs, mais je n’en parlerai pas; je vous laisse les imaginer. Enfin, quand on réussit à lever les yeux, on découvre toujours quelque chose de nouveau, même si ça fait vingt fois qu’on passe par là...

Et le tango! Pour en voir, nous avons passé un dimanche à San Telmo.

Une dame y dansait le tango. Toute petite, un peu grassouillette, le pas un peu chevrotant, elle n’avait pas le physique de l’emploi, mais elle connaissait la danse depuis longtemps. Oubliant les centaines de badauds qui attendaient le spectacle dans le parc central de San Telmo, elle se concentrait sur chacun de ses mouvements, se laissant porter par la musique et par son partenaire, la vedette du spectacle. La musique s’est arrêtée et, sous le charme, les gens ont applaudi. La dame a disparu et le jeune homme a souri de son plus beau sourire; il avait déjà conquis son public.

Tout de noir vêtu, il a fait un tour sur lui-même, faisant voler au vent ses longs pantalons et sa blouse de satin, savamment ouverte sur son torse de bronze. Les hommes l’enviaient; les femmes en bavaient... Du haut de ses talons, il a parfaitement exécuté quelques mouvements de pieds, allongé la jambe la jambe et s’est légèrement incliné devant la foule à ses pieds. Il s’est redressé lentement, en glissant ses doigts dans sa chevelure gommée pour s’assurer que tout était bien resté en place, puis, en balançant ses bras au ciel, il a invité une jeune femme à se joindre à lui. Talons aiguille, robe noire moulante fendue jusqu’au plus haut de ce qui s’appelle encore la cuisse, elle a volé vers lui, les yeux amoureux, l’échine déjà soumise. Il l’a attrapé au passage, l’a fait tournoyer sur elle-même et l’a renversé à l’abandon. Elle s’est retroussée énergiquement, s’est collé contre lui en pointant le pied et en courbant le dos. Quelle chute de reins! Les femmes l’enviaient; les hommes en bavaient... Le spectacle allait commencer!

Avant de nous rendre à San Telmo, nous avions suivi consciencieusement notre premier cours de tango, dans le confort de notre appartement... Ce luxe nous permet même de demander à nos professeurs de répéter le mouvement autant de fois que nous voulons, jusqu’à l’usure de notre DVD... C’est un début! Quelques steppettes, beaucoup de négociations, j’ai fini par consentir que le tango était une affaire de machos et que Luc pouvait mener la danse, mais... mais... à la condition expresse qu’il sache où il s’en va et qu’il ne fasse pas semblant d’aller à gauche pour ensuite partir vers la droite! Pas facile la danse pour un vieux couple! Imaginez ce que nous aurions eu l’air devant nos fiers professeurs argentins, en chair et en os, dans une salle de danse bondée d’aficionados, prêts à tout pour découvrir l’âme argentine...

Riches de nos nouvelles connaissances sur le tango, nous nous sommes rendus à San Telmo en dansant bras dessus bras dessous et en exécutant quelques prouesses acrobatiques pour éviter les trous dans les trottoirs et les crottes de chien. Est-ce que nous vous avons dit que la marche à Buenos Aires constitue un défi quotidien? Nous voici donc à San Telmo, ce quartier de Buenos Aires réputé pour être le lieu sacré du tango. Nous connaissons ce quartier, car nous nous y sommes rendus à quelques reprises pour arpenter ses ruelles et ses parcs, visiter ses boutiques d’antiquités et de vieilleries, prendre une bière ou un café en regardant les gens de la place jouer aux cartes et se disputer les quelques jetons de carton qui remplacent les pesos. Mais nous n’y avons jamais vu de tango! San Telmo n’est pas à la hauteur de sa réputation, ou peut-être que le tango n’est pas à la hauteur de sa réputation... Aussi, avions-nous décidé de prendre les grands moyens et de participer à la foire touristique du dimanche. C’est là que ça se passe, pour les touristes.

Les rues étaient bondées de monde; on parlait français, anglais, portugais, allemand... Les gens marchandaient dans les stands de vieilleries qui poussent chaque dimanche dans le parc central; ils marchandaient également dans les rues transversales où les artistes vendent des oeuvres adaptées à la clientèle d’un jour; ils marchandaient encore avec les vendeux de bébelles, les bijoutiers improvisés et les faiseux de tresses, comme dirait mon chum. Des statues humaines jalonnent les rues, des marionnettistes attirent les foules, quelques vieilles stars du tango se donnaient en spectacle. Les boutiques faisaient jouer du tango à tue-tête, des musiciens venaient arrondir leur fin de semaine et même quelques enfants brassaient un bandoléon dans l’espoir d’attendrir un touriste. Il y avait de tout! Mais il y avait surtout des distributeurs de feuillets publicitaires qui nous attirent dans les nombreux restaurants. Est-ce que nous vous avons dit que manger constitue l’activité principale des Porteños et que Buenos Aires est comme un immense restaurant à ciel ouvert? Ici, tout sollicite notre appétit! Alors, nous sommes entrés au restaurant, mais pas dans n’importe lequel; nous avions aussi faim de tango. Nous avons déniché un restaurant avec un balcon au deuxième étage qui donne sur le parc central où il y aura bientôt un spectacle de tango. Mieux encore, il y avait un spectacle dans le restaurant, la bouffe est bonne, le vin savoureux, la compagnie agréable...

Perchés au coeur de l’action, nous tournions la tête vers l’intérieur du restaurant où chanteurs, danseurs et musiciens se succédaient pour notre plus grand plaisir. Puis, nous tournions la tête vers le parc où les touristes s’étaient attroupés autour de deux danseurs qui n’en finissaient plus de tourner, d’allonger la jambe, de lever la patte, de saluer et de passer le chapeau. Le spectacle nous a ravis, même si le tango que nous y avons vu n’avait rien à voir avec celui de notre DVD... Satisfaits, repus, nous avons quitté le San Telmo du dimanche.

Sur la piste de danse, un peu rêveuse, la petite dame aux cheveux gris exécutait gracieusement quelques pas de tango, seule, devant un public qui ne la regardait plus. C’est aussi ça le tango...


Demain, l’Uruguay
Nous partons demain pour l’Uruguay où nous visiterons Montevideo, Colonia et Punta del Este. Peut-être...

À bientôt
Luc et Sylvie
xxx